TOPS ET CONTRE-PERFORMANCES DU BULLETIN F1: Italie 2020

Le Grand Prix d’Italie 2020 restera gravé à jamais dans la mémoire collective du sport. Pierre Gasly a remporté cette épreuve démente, devant Carlos Sainz et Lance Stroll. Voici les tops et contre-performances d’un Grand Prix mémorable.

TOPS PERFORMANCES

La personne qui a misé sur une victoire de Pierre Gasly au Grand Prix d’Italie 2020 a récolté un tas d’argent!

La course du Français, parti dixième, était correct avant l’intervention de la Voiture de sécurité. Au départ, il se retrouvait légèrement « ensandwiché » entre Lance Stroll et Alex Albon. Ce dernier et Gasly se sont touchés à la première chicane, sans le moindre dommage heureusement.

Le pilote d’AlphaTauri a eu la chance de s’arrêter avant la fermeture de la ligne des puits, causée par le stationnement involontaire de la Haas de Kevin Magnussen. Lorsque le drapeau rouge fut brandi pour réparer les barrières endommagées par le violent accident de Charles Leclerc, Gasly passa des pneus durs (vieux de 7 tours) aux médiums, grâce à la règle du changement de pneus permis.

À la relance, il a profité du mauvais départ de Lance Stroll, deuxième sur la nouvelle grille de départ, et de la pénalité de Lewis Hamilton. Pour le reste, il a très bien géré sa course en tête, malgré la charge de Carlos Sainz dans les derniers tours.

Un an après avoir été relégué par Red Bull Racing et après la perte de son meilleur ami, Gasly est maintenant le premier vainqueur français depuis Olivier Panis (Monaco 1996) et le plus jeune vainqueur pour la France en F1.

Nous avons assisté à un Grand Prix qui restera dans les annales à tout jamais.


Un tour… Un tour et Carlos Sainz avait une énorme opportunité de remporter sa première victoire en Formule 1.

Avant la deuxième partie de cette épreuve, Sainz a connu un excellent départ, dépassant Valtteri Bottas dans les premiers mètres. Ensuite, ce fut une question de gestion. Au vingtième tour (arrivée de la Voiture de sécurité), Sainz a dû rentrer pour changer ses pneus, quand la ligne des puits fut ouverte. Avec la bourde de Mercedes et d’Hamilton, l’Espagnol pouvait mener cette course. Malheureusement, il y a eu l’accident de son futur coéquipier chez Ferrari, l’an prochain.

Le drapeau rouge l’a vu chuter au sixième rang, mais l’erreur de Stroll à la deuxième chicane et la présence éphémère des Alfa Romeo ont vu Sainz revenir au deuxième rang. Malgré tous ses efforts, il n’a pu obtenir la moindre chance d’attaquer Gasly. Il a obtenu le DRS dans le dernier tour.

Néanmoins, cette deuxième place est son meilleur résultat en Formule 1, présentement.

 


Certains ont mis Lance Stroll dans la colonne des perdants, ce qui est compréhensible, mais obtenir un podium dans ces circonstances est une belle performance.

Tout au long du week-end, Stroll a été loin derrière Sergio Perez, même en course. Malgré un beau dépassement sur Max Verstappen (avant que ce dernier ne lui rendre la pareille), le Québécois était silencieux.

Pendant l’intervention de la Voiture de sécurité, Stroll est resté en piste. On a tout de suite cru qu’on répétait la même erreur stratégique de Spa (avec Perez). Cependant, le drapeau rouge a été une bénédiction pour le Montréalais. N’ayant pas changé de pneus, Stroll a reçu un nouveau train de médiums. Il était deuxième et pouvait mener ce Grand Prix, avec la pénalité de Lewis Hamilton.

Malheureusement, il a raté son deuxième départ et a mal négocié la deuxième chicane. Heureusement, il s’est repris avec un beau dépassement sur Kimi Raïkkönen (qui était en tendres. Bruh) et s’est distancé de Lando Norris pour rester troisième.


Même s’il s’est jugé malchanceux par le fait que Lance Stroll eut un changement de pneus gratuit, Lando Norris a continué sa bonne forme.

Profitant du départ difficile de Valtteri Bottas, Norris est monté au troisième rang et est resté assez distancé du Finlandais. Même lors de la deuxième partie de ce Grand Prix, le Britannique s’est maintenu dans le top 5. Grâce à sa quatrième place (et au podium de Sainz), il permet à McLaren de rester au troisième rang au classement des constructeurs, devant Racing Point.


Contres-performances

Samedi, suite à la séance de qualifications, nous avons aperçu une annonce de la 90ème victoire de Lewis Hamilton en F1. On s’attendait à ce que ce soit le cas.

Jusqu’au 20ème tour.

Hamilton, aisément en tête du Grand Prix (comme d’habitude), jusqu’à ce qu’il s’arrête aux puits… illégalement. Alors que les commissaires de piste poussaient la Haas immobilisée de Kevin Magnussen, les ingénieurs du meneur au championnat ont omis de dire à son pilote que la ligne des stands était fermée. Pire: Hamilton n’a pas vu les panneaux de signalisation aux bords de la Parabolica.

Tout comme Antonio Giovinazzi, Hamilton fut pénalisé d’un stop-and-go de 10 secondes. Encore pire: le Britannique a dû servir sa pénalité dès le premier tour de la deuxième partie de l’épreuve. Il chuta au 17ème rang.

Du 27ème au 53ème tour, Hamilton a effectué une magnifique remontada, terminant septième. Malheureusement, la 90ème victoire devra attendre à Mugello. Cette pénalité a changé le cours de cette course…


Même avec une pénalité à son coéquipier et rival au championnat, Valtteri Bottas n’a jamais été dans le coup pour la victoire.

Son départ fut atroce, chutant de la deuxième à la sixième place. Si Lewis Hamilton a pu dépasser une dizaine de voitures pour limiter les dommages, on pouvait s’attendre à ce que le Finlandais fasse de même?

Eh ben non.

Bottas ne pouvait se rapprocher de la tête de la course dans les deux parties de la course. Il a terminé cinquième, mais monte deuxième au classement des pilotes, avec l’abandon de Max Verstappen. Une piètre performance qui permettra à Lewis Hamilton de se rapprocher du titre numéro 7.


Un dimanche à oublier pour Red Bull. Max Verstappen a dû abandonner, en raison d’un ennui moteur, et Alex Albon fut anonyme, en plus de recevoir une pénalité de cinq secondes pour avoir omis de laisser de l’espace à Romain Grosjean.

Red Bull, qui fut une des écuries réclamant la fin du Party Mode, n’a guère été impressionnant.  Au moins, leur ex-pilote et l’équipe junior a remporté les grands honneurs en Italie.


Une semaine après une performance historique à Spa, Renault souhaitait répéter le même exploit. Sur un autre circuit à appui aérodynamique réduit, tout était possible.

Des erreurs stratégiques ont fait en sorte que Daniel Ricciardo et Esteban Ocon ont terminé sixième et huitième. Ce sont des points quand même importants, mais les pilotes espéraient mieux comme résultat. En tout cas, l’écurie, qui deviendra Alpine F1 Team en 2021, n’a jamais été dans le coup pour un podium.


Malchanceux

Normalement, on se serait permis de se moquer de Ferrari, mais pas cette fois.

Sebastian Vettel, parti 17ème, a dû abandonner en raison d’un bris de freins et Charles Leclerc a eu son terrible accident, à la Parabolica. Pour la première fois depuis 1995, aucune voiture rouge de la Scuderia n’a terminé la course à Monza.

À l’approche du Grand Prix de Toscane, à Mugello (circuit leur appartenant), Ferrari doit espérer que leur 1000ème course en Formule 1 soit meilleure que leur aventure à Monza.


Vainqueur: Williams

Le Grand Prix d’Italie marquait la dernière course de Claire Williams à la charge de l’écurie familiale. Avec le rachat effectué par Dorilton Capital, c’est le début d’une nouvelle ère qui débutera dès le GP de Toscane.

Dans les circonstances exceptionnelles de ce Grand Prix d’Italie, Nicholas Latifi a égalé son meilleur résultat de la saison, avec une 11ème place, et George Russell a terminé 14ème.

Ça fait mal de voir la famille Williams partir, après tout ce qu’elle a fait pour la Formule 1. Heureusement, les deux pilotes ont offert une performance solide, compte tenu de leur rythme de course.

Claire, Sir Frank et Lady Virginia (la femme de Sir Frank), merci pour tout et bonne chance dans les projets futurs.

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