TOPS ET CONTRE-PERFORMANCES DU BULLETIN F1: Imola 2020

C’est fait: Mercedes est devenu champion des constructeurs pour la septième fois consécutive, grâce à une autre victoire de Lewis Hamilton. Outre, encore une fois, Hamilton, qui a impressionné, qui a déçu et qui s’est senti malchanceux à Imola?

Au top

Plus rien ne semble arrêter Lewis Hamilton, récemment. Malgré un mauvais départ relatif, ou il a perdu sa deuxième place face à Max Verstappen, le Britannique a impressionné avec un premier relais prolongé de quelques tours.

Avec l’abandon d’Esteban Ocon, menant à l’intervention de la Voiture de sécurité virtuelle, Hamilton s’est arrêté et est revenu à presque quatre secondes de Valtteri Bottas. Bon, ce dernier a souffert d’ennuis aérodynamiques, mais le relais du champion du monde en titre, avec des pneus encore en bon état, a été amplement suffisant pour remporter un neuvième Grand Prix en treize courses cette année.

Cela veut dire que Lewis Hamilton a maintenant la balle de championnat entre les mains, en attendant le Grand Prix de Turquie.

Crédit photo: DPPI Images

Avec le doublé Hamilton-Bottas et le zéro pointé de Red Bull, Mercedes conserve sa couronne de champion des constructeurs. Il s’agit de leur septième titre, mais aussi le septième consécutif et il s’agit d’un record absolu en Formule 1.

Mercedes ne cesse de huiler la bête qu’elle a créée. Ferrari et Red Bull ont essayé de mettre fin au règne des Flèches d’Argent, mais ça n’a pas été un grand succès, jusqu’à présent. Gagner est une chose, mais rester au sommet année après année (même avec une pandémie) en est une autre.

Chapeau, Mercedes, et félicitations pour cet autre doublé de championnat (pilotes-constructeurs)!

Crédit photo: DPPI Images

Dans un Grand Prix où la Renault n’avait pas la meilleure voiture du milieu de peloton, Daniel Ricciardo a obtenu un deuxième podium en trois courses, cette saison. Pour terminer troisième, l’Australien a pris une place au départ, celle de Pierre Gasly,

Malheureusement, il a perdu une position aux dépens de Sergio Perez, resté longtemps en piste, alors que Ricciardo est resté derrière la Haas de Kevin Magnussen pendant quelques tours. Lorsque la Voiture de sécurité est intervenue, Racing Point a donné la troisième place à Renault, avec un arrêt aux puits pas nécessaire. À la relance, il a résisté aux attaques de son ancien coéquipier chez Red Bull, Daniil Kvyat.

Un énorme résultat pour Ricciardo et pour Renault, car l’écurie française est troisième au championnat des constructeurs, avec un seul point d’avance sur McLaren et Racing Point.

Cette fois-ci, il n’a pas oublié son shoey…

Crédit photo: DPPI Images

Profitant de l’abandon crève-cœur de Pierre Gasly, qualifié quatrième, Daniil Kvyat avait la chance de consoler AlphaTauri avec un bon résultat.

Mission accomplie!

Sa première partie de course fut correcte, voire tranquille, mais c’est sa deuxième qui a marqué les esprits. Après la période de Voiture de sécurité, le Russe a dépassé deux voitures pour se hisser à la quatrième place. Kvyat s’est même permis de mettre de la pression sur Ricciardo et la troisième position, tel une équipe de soccer qui met de la pression sur le porteur du ballon (le gegenpress à son meilleur).

Il finit quatrième, mais ce n’est peut-être pas assez pour garder un volant avec AlphaTauri, car il se pourrait bien qu’il soit remplacé par le jeune Yuki Tsunoda (qui a effectué ses premiers tours dans une F1 à Imola, cette semaine).


Une journée productive pour Alfa Romeo, avec une neuvième et une dixième position pour ses deux pilotes.

Tout d’abord, Kimi Raïkkönen, qualifié 18ème, a réalisé un relais impressionnant de 48 tours avec la gomme médiums, se rendant jusqu’au cinquième rang. Ensuite, Antonio Giovinazzi a (encore une fois) réussi un départ monstrueux, passant de la dernière à la quatorzième position au premier tour. L’abandon bizarre de George Russell, alors dixième, a été un cadeau pour l’écurie italo-suisse.

Pour un deuxième Grand Prix consécutif, Alfa Romeo est satisfait de la bonne performance de son duo de pilotes, de retour en 2021.

Antonio Giovinazzi, auteur d’un autre excellent départ, finit 10ème (Crédit photo: DPPI Images)

Contre-performances

C’est triste pour George Russell, mais il a bousillé une belle chance de marquer son tout premier point en Formule 1.

Ayant atteint la Q2 pour la huitième fois cette saison et partant devant une Ferrari, Russell a connu un bon dimanche. Il ne se trouvait pas si loin des McLaren et l’abandon de Verstappen a rendu les choses intéressantes pour Williams.

Jusqu’à ce qu’il ne dérape.

En effet, le pauvre a perdu le contrôle de sa voiture à Acque Minerali, perdant toutes opportunités de points. On l’a vu assis sur le gazon, complètement abattu (et avec raison). Ceci étant dit, c’est une erreur bête (comme celle de Grosjean à Bakou, en 2018). Ne vous en faites pas, il va se ressaisir de tout cela et obtenir son premier point dans un futur proche.

Crédit photo: DPPI Images

Pour une écurie qui a la troisième meilleure voiture sur papier, Racing Point a été très décevante en qualifications (onzième pour Perez, Stroll, quinzième). En course, ça s’est mieux passé pour un pilote, mais pas pour l’autre.

Perez s’est rendu jusqu’en quatrième place, alors que Lance Stroll a eu un aileron avant endommagé, après un contact avec Esteban Ocon au départ, ruinant son dimanche. Perez, avec une bonne gestion des pneus et une bonne stratégie, s’était placé quatrième, avant que l’abandon de Max Verstappen ne survienne.

Pour une raison quelconque, Racing Point décide d’arrêter le Mexicain pour de nouveaux pneus, alors que ses adversaires restent en piste. Cela a permis à Daniel Ricciardo et à Renault de se retrouver troisième. Au final, Checo a fini cinquième, alors que Renault a accompagné Mercedes

Évidemment, il était remonté car c’est un podium qui lui a glissé entre les mains, mais Racing Point s’est défendu de cette prise de décision.

Si le clan de Silverstone veut terminer troisième, il faudra que Stroll reprenne la confiance qu’il avait avant son accident à Mugello et que les stratégies soient bien exécutées.

Crédit photo: DPPI Images

les malchanceux

Arborant une belle moustache pour Movember (des airs de Keke Rosberg ou Nigel Mansell… ou bien Lanny McDonald), Valtteri Bottas a voulu inscrire sa troisième victoire de la saison. Malheureusement, il finit encore derrière Lewis Hamilton.

Cette fois-ci, ce n’est pas totalement de sa faute. Ayant réussi son départ, en gardant la tête de la course, le Finlandais a collecté un morceau d’aileron avant appartenant à la Ferrari de Sebastian Vettel. Ce dernier a été impliqué dans un accrochage avec Kevin Magnussen, au virage Tosa. Le tour suivant, ce débris s’est logé proche du ponton gauche de sa Mercedes. Évidemment, ses temps au tour ont été affectés et cela a permis à Hamilton de s’éloigner et, ainsi, de gagner la course.

Oui, il a commis une erreur à Rivazza, permettant à Verstappen de le dépasser à Tamburello, quelques mètres plus tard, mais on pourra dire qu’il a limité les dégâts… et aidé Mercedes à sceller le championnat des constructeurs sur les terres de Ferrari… avec un peu d’aide de leur part!


En parlant du loup, Vettel rejoint Bottas dans le clan des malchanceux. Après son accrochage avec Magnussen au départ, l’Allemand n’a pas été trop affecté par l’incident.

Le quadruple champion du monde a passé 39 tours avec des pneus médiums, dans le top 6, avant que son écurie ne rate son seul arrêt aux puits. Ferrari a pris environ 14 secondes pour changer 4 pneus. C’est 3 secondes de plus que le deuxième arrêt de Lance Stroll, quand il a raté son freinage!

C’est dommage, car Vettel était véritablement dans le coup pour marquer des points importants pour la Scuderia Ferrari.

Voilà pourquoi je me moque de Ferrari dans le podcast, depuis le début de cette saison…

Crédit photo: DPPI Images

Évidemment, Max Verstappen se retrouve dans la liste des malchanceux du Grand Prix d’Émilie-Romagne.

Son abandon, causé par un pneu éclaté en raison de débris sur la piste, l’a carrément empêché de finir deuxième. Pourtant, il a capitalisé sur une erreur de Bottas à Rivazza, malgré des problèmes de batterie (ERS).

À noter que le Néerlandais a abandonné dans les trois courses en sol italien, cette année…

Crédit photo: DPPI Images

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