TOPS & CONTRE-PERFORMANCES DU BULLETIN F1: Eifel 2020

Lewis Hamilton est passé à l’histoire, en remportant sa 91ème victoire en carrière. Il égale, ainsi, le record établi par Michael Schumacher. Outre ce moment historique, plusieurs pilotes ont offert des performances remarquables au Nurburgring. Qui mérite les louanges et les critiques? C’est l’heure des tops et des contre-performances du Grand Prix de l’Eifel 2020.

Performances au top

Performance sans équivoque pour Lewis Hamilton, dimanche. Malgré une deuxième place en qualifications (défaite par environ trois dixièmes sur Valtteri Bottas), le Britannique a tenté, en vain, de subtiliser le premier rang à son coéquipier finlandais au départ. Lors du premier relais, Hamilton a été souvent le plus rapide des deux pilotes Mercedes.

L’opportunité de passer en tête est survenue au début du 13ème tour, lorsque Bottas bloqua les roues au premier virage, permettant à Hamilton de mener l’épreuve. Le numéro 44 ne fut aucunement inquiété, malgré une charge brève de Max Verstappen et la présence de la Voiture de sécurité, dans les derniers tours de la course.

À son 261ème Grand Prix, Lewis Hamilton a finalement égalé le record tant convoité des 91 victoires, appartenant à Michael Schumacher depuis Chine 2006. Alors qu’on pensait que son transfert vers Mercedes, signé en septembre 2012, était synonyme d’une suite de carrière difficile, Hamilton a été à l’origine de la dominance des Flèches d’argent depuis 2014. Outre Nico Rosberg en 2016, personne n’a été capable de l’arrêter. Gagner un Grand Prix à chaque saison participée est un exploit incroyable.

Peu importe ce que ses détracteurs et un certain triple champion du monde puissent penser de lui, Hamilton s’est imposé à sa manière et personne ne pourra lui enlever ses succès.

Ce n’est plus qu’une question de temps avant de signer sa 92ème victoire… ainsi que le titre numéro 7.


Cela nous est probablement arrivé d’être appelé à la dernière minute pour remplacer un collègue qui est tombé malade.

C’est ce qui est arrivé (encore une fois) à Nico Hülkenberg, cette fin de semaine. Samedi 11h (heure d’Allemagne), il a reçu un appel de Otmar Szafnauer, le directeur sportif de Racing Point, le demandant de remplacer un Lance Stroll malade. Arrivé à temps pour les qualifs, Hülkenberg s’est qualifié dernier, mais il fallait s’y attendre.

Le lendemain, l’Allemand a été surprenant. Il a gagné quelques places au départ et n’a commis aucune erreur en piste. De plus, il s’est permis quelques déplacements, dont un sur Sebastian Vettel. Lorsque la Voiture de sécurité est rentrée dans les puits, le Hülk a gagné deux places, afin de terminer huitième.

En addition avec la quatrième place de Sergio Perez, Hülkenberg a permis à Racing Point de monter au troisième rang des constructeurs. On a souvent été critique à son endroit quand il avait l’opportunité d’inscrire son fameux premier podium, mais on est aussi dithyrambique quant à sa magnifique performance de ce dimanche.

Il mérite amplement son titre de Pilote du jour… ainsi qu’un volant en 2021.


C’est le grand retour de Daniel Ricciardo sur un podium!

Cette troisième place au Nurburgring est le fruit de nombreuses performances, lors des derniers Grands Prix. L’Australien, présent dans le top 6 constamment, a dépassé Charles Leclerc pour la quatrième place. Avec l’abandon de Valtteri Bottas, la troisième marche du podium fut à la portée du Honey Badger.

Même avec la menace appelée Sergio Perez, Ricciardo a non seulement résisté aux attaques du Mexicain, mais il s’est éloigné de lui, afin de sécuriser un premier podium pour Renault depuis Malaisie 2011. Quel dommage qu’il ait oublié de faire un shoey sur place, mais en temps de deuxième vague de COVID-19… je ne sais pas trop!


Sergio Perez continue de marquer des gros points pour Racing Point, cette saison. Le Mexicain, qui n’a toujours pas de volant pour 2021, a terminé quatrième pour un deuxième Grand Prix consécutif.

Ayant connu une séance de qualifications difficile, Perez a connu un bon départ. Allongeant son relais, il a mis de la pression sur ses adversaires, même s’il n’a pas réussi à dépasser Ricciardo dans les derniers tours de la course.

Son quatrième rang, combiné à la cinquième place de Carlos Sainz pour McLaren, permet à Racing Point de monter au troisième échelon au championnat des constructeurs.


Pierre Gasly continue à enchaîner les bons résultats. Qualifié douzième, le vainqueur du Grand Prix d’Italie a réalisé une bonne course, où il a réalisé un relais impressionnant de 30 tours avec la gomme médium.

Le Français s’est bien battu contre ses adversaires, entre autres contre son bon ami, Charles Leclerc, afin de terminer sixième. Il n’y a aucun doute: Gasly est l’homme de confiance d’AlphaTauri, présentement.


Une rare présence pour Romain Grosjean dans nos performances au top, cette année! Honnêtement, il aurait pu se retrouver dans cette liste, après le Grand Prix de Toscane (il avait fini douzième avec une voiture endommagée).

Cette fois, cette présence est complètement légitime. Le Français a inscrit ses premiers points de la saison, grâce à un relais final en pneus durs. Même s’il a perdu deux places à la relance de l’épreuve.

La course de Grosjean ne fut pas facile, car il fut atteint au doigt par du gravier projeté par la Alfa Romeo de Kimi Raïkkönen, au début. La décision de Haas de le garder en piste, lors de l’intervention de la Voiture de sécurité, a complètement porté ses fruits et Grosjean offre des points à l’écurie américaine pour la première fois depuis le Grand Prix de Hongrie (Kevin Magnussen avait terminé neuvième).


Antonio Giovinazzi, au cours de ses deux saisons en Formule 1, n’a pas souvent offert les performances auxquelles on s’attendait. Encore moins cette année, malgré une Alfa Romeo C39 décevante.

En fin de semaine, l’Italien a enregistré sa meilleure course de la saison. Samedi, il a atteint la Q2 pour la première fois de la saison. Dimanche, il s’est retrouvé dans les points de manière légitime. Giovinazzi a eu le dessus sur Kimi Raïkkönen, tout au long de la fin de semaine, et les résultats le prouvent.

Même si on sait qu’il ne reviendra pas dans le baquet d’une Alfa Romeo en 2021, il faut donner le crédit à Giovinazzi, qui est capable du meilleur quand toutes les conditions lui sont favorables.


Contre-performances

À l’inverse, Kimi Raïkkönen a eu un 323ème Grand Prix plutôt difficile. Le Finlandais est parti 19ème et a causé une collision avec la Williams de George Russell. Cela lui a valu une pénalité de temps de 10 secondes, qu’il a servie durant son deuxième arrêt aux puits.


Les fins de semaine se suivent et se ressemblent malheureusement pour Sebastian Vettel. Celui qui avait remporté la dernière course de F1 au Nurburgring, en 2013, a encore été éliminé en Q2, samedi. Lors de la course, ce fut pire.

L’Allemand, qui partait en médiums, est resté trop longtemps derrière ses adversaires durant son premier relais. Cela s’est empiré avec un blocage des roues arrière, au virage 1, alors qu’il pourchassait Antonio Giovinazzi. Son deuxième relais ne fut guère mieux. Il resta encore coincé derrière l’Italien et a vu Nico Hülkenberg passer devant lui, forçant Vettel à passer aux pneus tendres pour le reste de la course.

Vivement 2021…


Quelle journée désastreuse pour Alex Albon. Samedi, le Thaïlandais s’est bien qualifié, en partant cinquième, mais, le lendemain, il n’a plus jamais revu cette position.

Albon a bloqué les roues au départ, perdant une place aux dépens de Daniel Ricciardo, qui montera sur le podium, 59 tours plus tard. Ensuite, il passe tout juste devant la AlphaTauri de Daniil Kvyat, qui avait raté la chicane, et a touché l’aileron avant du Russe. Sans la moindre surprise, Albon a reçu une pénalité de cinq secondes pour cet incident.

Après un clash raté avec Pierre Gasly, Red Bull a décidé de mettre fin à la journée du jeune pilote, en raison d’abord d’un ennui de moteur, qui s’est transformé en problème de radiateur.


Le pauvre Valtteri Bottas a eu un dimanche très compliqué. Parti en pôle, le Finlandais a sorti les coudes contre Lewis Hamilton, prouvant qu’il se montre plus agressif au départ. Il a résisté à son coéquipier, pendant une douzaine de tours.

Sa course a pris une tangente différente, lorsqu’il a bloqué les roues au virage 1, permettant à Hamilton de le passer et de ne plus jamais être inquiété. Comble de malheur, son MGU-H l’a lâché, dès le retour en course, après la voiture de sécurité virtuelle.

La distance entre Hamilton et Bottas est de 69 points et, à moins de quelques malchances à son coéquipier, ses chances de remporter un championnat s’amenuise de plus en plus.


Les malchanceux

Il y avait un podium à l’horizon pour Lando Norris, mais des ennuis avec son moteur l’ont dérangé pendant la majorité de la course.

Norris, avec l’aide de ses ingénieurs chez McLaren, a tenté de résoudre le problème, mais rien ne fonctionnait. Il a dû abandonner au 42ème tour, mettant officiellement fin à toutes chances de podium.


Même si Renault est heureuse du podium de Daniel Ricciardo, elle est aussi déçue de l’abandon d’Esteban Ocon sur problème hydraulique, au 22e tour.

Avant son retrait de la course, le Français roulait en sixième position. Cela aurait été un excellent résultat pour l’écurie française, qui engrange des points importants. C’est encore un abandon sur ennui mécanique pour Ocon, qui avait abandonné lors des Grand Prix de Styrie (surchauffe) et de la Toscane (freins).

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