Racing Point: la course au quatrième rang

Depuis le retour des vacances, à la fin du mois d’août, Racing Point montre des signes de progrès. Bien que l’écurie se retrouve septième au championnat des constructeurs, terminer quatrième reste encore atteignable. Chronique d’Abdou Sall.

L’Avant-course du Grand Prix de Singapour 2019

À leur première année sous un différent sobriquet (anciennement Force India), Racing Point a connu une première moitié de saison relativement difficile. Après le Grand Prix de Hongrie, l’équipe occupait le huitième rang du classement des constructeurs, avec 31 points. Cela inclut la quatrième place obtenue par Lance Stroll, lors du Grand Prix d’Allemagne. Depuis la Belgique, le clan établi à Silverstone a réussi à engranger quinze points supplémentaires, dépassant Alfa Romeo à la septième position du championnat.

Des changements majeurs ont été apportées au châssis de la Racing Point, entre temps. La modification la plus notable se retrouve au niveau du nez de la monoplace. L’équipe, propriété d’un consortium mené par Lawrence Stroll (le père de Lance), roulait avec une version modifiée de la Force India de la saison passée. Or, avec les apports autant financiers que mécaniques, les choses vont beaucoup mieux.

À Spa, Sergio Perez (6e) et Lance Stroll (10e) ont récolté de gros points. La semaine suivante, en Italie, Perez a effectué une belle remontée de la 18e place vers le 7e rang, alors que Stroll se dirigeait vers un top 10 avant de rencontrer Sebastian Vettel sur son chemin.

Pour le Grand Prix de Singapour, cette fin de semaine, Racing Point apportera des évolutions aérodynamiques à leur voiture. On a vu ce que la RP19 avait dans le ventre en Belgique et en Italie. Sur un circuit tortueux et dans un environnement très chaud et humide comme celui de Marina Bay, on s’attend probablement à des performances relativement correctes pour les bolides rose et bleue. Cependant, Otmar Szafnauer, le directeur de Racing Point, se montre très optimiste.

« Il reste encore sept courses, soit un tiers de la saison, et de nombreuses occasions de réussir. Il y a donc plein d’opportunités à saisir pour marquer de bons points. »

Pour l’instant, McLaren occupe ce fameux quatrième rang au championnat des constructeurs, mais n’a marqué qu’un seul point depuis Spa, contre les quinze de SportPesa Racing Point. L’écart se resserre au niveau du pointage, mais en termes de performance, il reste encore beaucoup de travail. Pour Sergio Perez, un gain de trois dixièmes de secondes sur McLaren est nécessaire pour devenir ladite quatrième force du plateau.

Perez: le talisman de Racing Point

Lors de la fin de semaine du Grand Prix de Belgique, Racing Point a confirmé la prolongation de contrat de Perez, pour trois saisons. À la fin de la campagne 2022, le Mexicain aura complété sa neuvième saison avec le clan de Silverstone (incluant Force India, bien sûr).

Si cette écurie se retrouve parmi les meilleures du milieu de peloton, c’est, en grande partie, grâce à Checo. Depuis son arrivée avec l’équipe, en 2014, il a obtenu cinq podiums. Il a appris à être un meilleure pilote et son rythme en course est absolument remarquable. Perez se sent inspiré par le travail ardu effectué par tous les membres du personnel de Force India/Racing Point. En plus, il y avait besoin de stabilité quelque part. Autant du côté de Perez que de celui de son écurie.

Grâce au soutien financier suivant le rachat de Force India, l’équipe pourra se doter de nouvelles infrastructures à Silverstone. Or, la présence d’un pilote expérimenté comme Sergio Perez avec Racing Point devient capital.

En piste, le Mexicain a été pratiquement une quatrième étoile (la saison de hockey recommence…) lors des deux dernières courses. Il a énormément profité des grosses modifications apportées au châssis pour marquer des gros points. À ses yeux, sa saison a commencé avec ces résultats à Spa et à Monza.

« Le dur labeur des membres de l’écurie rapporte et on fait le travail en piste, a déclaré Perez. Il y a une excellente atmosphère et on est excités pour le reste de l’année. »

Malgré une séquence de huit courses sans points, Perez n’a aucunement perdu espoir de sauver sa saison et celle de son équipe.

PODCAST: cours d’histoire sur le GP de Singapour

Stroll: des signes de progrès

À l’image de l’écurie de son père, Lance Stroll a connu des courses très difficiles avec son nouvel employeur. Cependant, le Canadien a trouvé un meilleur rythme de course que lors de sa dernière campagne avec Williams.

Même si les qualifications restent son talon d’Achille, il ne faut pas nier qu’il y a une certaine amélioration. Lors de trois des quatre derniers Grand Prix, Stroll a atteint minimum la Q2. Avant cela, il restait sur une séquence de quatorze (!) qualifs son passer la Q1.

Évidemment, le Québécois a su transformer ses samedis désastreux en bons résultats, avec ses départs canons habituels. Il l’a fait à maintes reprises, signant le meilleur résultat de Racing Point cette année (quatrième place en Allemagne).

Comment expliquer cela? En fait, Stroll est inspiré par les performances et l’éthique de travail de son coéquipier, Sergio Perez.

» Il (Perez) me permet de donner mon 110% et me rend plus fort, dans le but d’être plus compétitif, a-t-il dit à Motorsport Week. » Il semble qu’il y a une meilleure chimie entre les deux pilotes que ce fut le cas entre Perez et Esteban Ocon, en 2017 et en 2018.

Au-delà de certaines inconstances, il faut reconnaître que Lance Stroll pilote mieux que lors de ses deux premières saisons. N’oublions pas aussi qu’il n’a que 20 ans (21 en octobre), donc il a encore beaucoup de temps pour s’améliorer.

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