Avant-course Autriche 2018: triompher dans les montagnes

Nous sommes rendus à la deuxième manche du tout premier programme triple de l’histoire de la Formule 1. Après une victoire convaincante en France, Lewis Hamilton veut accroître son avance au classement des pilotes. Valtteri Bottas, vainqueur en titre du Grand Prix d’Autriche, veut se reprendre, suite à une course malchanceuse sur le Circuit Paul-Ricard. En sept jours, on passe d’un plateau français (pas le Plateau-Mont-Royal) aux montagnes autrichiennes.

Hamilton a repris la tête du championnat des pilotes, grâce à une course tanôt erratique, tantôt remarquable de Sebastian Vettel. Ce dernier veut mettre fin à la séquence de quatre victoires consécutives de Mercedes au Red Bull Ring, depuis le retour de la F1 à Spielberg en 2014 (non, Steven n’est pas né là-bas). Avant le début de cette même épreuve, Vettel avait aussi un écart de 14 points sur son rival.

Pour leur course locale, Red Bull voudra mettre la main sur le trophée du vainqueur, ce dimanche. Depuis 2014, l’écurie autrichienne (basée à Milton Keynes, en Angleterre) n’a inscrit que deux podiums (Max Verstappen en 2016 & Daniel Ricciardo en 2017). Après une performance très décente en France, Renault espèrera solidifier leur quatrième rang au championnat des constructeurs. Quant à McLaren et à Williams, il va falloir revenir plus fort après un samedi français horrible (éliminés en Q1).

Histoire du grand prix

Le Circuit de Zeltweg, situé dans un ancien aéroport

Le premier Grand Prix d’Autriche de Formule 1 remonte en 1964, sur un ancien aéroport à Zeltweg, au centre du pays. Le circuit ressemblait à un « L » inversé. La piste n’était pas appréciée auprès des pilotes, car elle n’offrait pas un pilotage intéressant. Après cette édition, Zeltweg reçut un L par la FIA et l’expérience ne fut pas reconduit. De plus, le circuit ferma ses portes en 1969. Lorenzo Bandini (Ferrari) futdonc l’unique vainqueur à Zeltweg.

Il fallut attendre jusqu’en 1970 pour revoir les F1 au pays d’Arnold Schwarzenegger. Or, une piste fut construite près de l’ancien aéroport/circuit: l’Österreichring. En allemand, ça veut dire « le circuit de l’Autriche ». Elle se situe au pied des montagnes de la région de Styrie, donnant des images de forêt exceptionnelles à la télévision. Avec ses longs virages et ses dénivelés différents, l’Österreichring devint un favori des compétiteurs. Cependant, avec l’évolution des voitures, le tracé commençait à être désuet. Les meilleurs exemples remontent en 1985 et en 1987. 

 

Le départ du Grand Prix d’Autriche 1987, marqué par deux carambolages.

En 1985, Andrea de Cesaris effectua plusieurs tonneaux dans un talus, mais s’en sortit indemne de l’accident. Deux ans plus tard, le Suédois Stafen Johansson frappa un chevreuil lors des essais libres et, ensuite, il y eut pas un, mais deux carambolages lors de la course. 1987 fut la dernière édition sur ce circuit.

Avec ces deux incidents majeurs, l’Österreichring a connu un tragédie en 1975. Alors que le circuit accueuillait le Grand Prix d’Europe, l’Américain Mark Donohue trouva la mort lors d’une course très pluiveuse. Le vainqueur de cette épreuve, Vittorio Brambilla (March) remporta la course, mais mit sa March dans les rails, quelques mètres plus loin.

La fin du Grand Prix d’Autriche 2002, lorsque Rubens Barrichello reçut l’ordre de laisser Michael Schumacher gagner la course, dans les derniers mêtres.

Bref, après 1987, la Formule 1 revint encore une fois dans la Styrie dix ans plus tard. Cette fois-ci à la même place, mais sur un circuit différent. L’Östtereichring, raccourci de presque deux kilomètres, a été rebaptisé « A1-Ring » (en l’honneur de la marque de téléphonie résidentielle). Il est plus sécuritaire et les virages sont plus serrés que l’ancienne version. Si Jacques Villeneuve devint le premier vainqueur sur le A1-Ring en 1997, Michael Schumacher gagna les deux dernières éditions en 2002 et en 2003.

Résultats de recherche d'images pour « bull spielberg »Encore une fois, le Grand Prix d’Autriche disparut du calendrier… avant de revenir encore une fois. Autre retour, autre changement de nom: on passa de A1 au Red Bull Ring. Les seuls changements majeurs apportés au circuit étaient la construction de nouveaux garages et de gradins. La F1 retourna en Autriche en 2014, avec Nico Rosberg triomphant sur le tracé et Felipe Massa (Williams) obtenant sa dernière pole position en carrière.

le circuit

Red Bull Ring

Red Bull Ring (4.318 km/71 tours)
Premier GP en Autriche: 1964

Dérivé de l’ancien Österreichring, le Red Bull Ring est le circuit comportant le plus petit nombre de virages du championnat, avec 9 tournants. Avec ses longues lignes droites, les pilotes roulent à 240 km/h en moyenne. D’ailleurs, l’Autriche sera le troisième Grand Prix, après Melbourne et Montréal, à instaurer une troisième zone de DRS. Elle se trouvera entre les virages 1 et 2 (ew). Donc, il existe plusieurs endroits pour dépasser. Les virages 6 et 7 sont deux points où on roule sans appuyer sur la pédale de frein et ils ramènement les concurrents vers la ligne de départ/arrivée.

Avec ses neuf virages, les bolides complètent un tour du Red Bull Ring en environ 65 secondes, ce qui représnte la boucle la plus rapide du calendrier. Est-ce qu’on verra un pilote battre le temps de Valtteri Bottas, établi l’an dernier (1:04.251, lors des qualifications)?

à surveiller

  • En fin de semaine, deux équipes atteindront des plateaux importants dans leur carrière.
    • Tout d’abord, Force India disputera sa 200ème course en F1, depuis 2008, année de leur première saison.
    • Ensuite, Haas participera à leur 50ème course depuis 2016
  • Comme mentionné en introduction, Mercedes a remporté tous les Grands Prix d’Autriche depuis le retour des F1 au pays, en 2014.
    • Nico Rosberg (2014 & 2015), Lewis Hamilton (2016) et Valtteri Bottas (2017) sont les trois pilotes à avoir offert la victoire aux Flèches d’Argent.
  • Parlant de Bottas, il est celui qui a mené le plus de tours au Red Bull Ring avec 72.
  • Dimanche, c’est la Fête du Canada, le jour officieux du déménagement, de l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LNH, mais aussi l’anniversaire de naissance de Daniel Ricciardo.
    • En gagnant ce dimanche, il deviendrait le troisième pilote à remporter une course le jour de sa fête.
      • Jean Alesi (Canada 1995) et James Hunt (Pays-Bas 1976) sont les deux autres ayant réalisé l’exploit.
      • En 2016, lors de la course autrichienne, Sebastian Vettel mena (temporairement) la course, mais fut victime d’une crevaison, le forçant à abandonner. La course eut lieu le 3 juillet, jour de sa fête.
  • Kevin Magnuseen connaît une bonne saison au volant de la Haas. Il a actuellement 27 points et, en marquant plus de deux points à Spielberg, il égalerait ou écraserait la marque de 29 points inscrits par Romain Grosjean, en 2016.
  • Si Fernando Alonso a célébré son 300ème Grand Prix à Montréal, il en sera à son 300ème départ en Formule 1. La différence est que celui au Canada comprenait les participations aux essais et aux qualifs. Le départ est celui de la course, au moment de l’extinction des feux verts.

Statistiques

victoires

  • Pilote: Alain Prost (3)
  • Écurie: McLaren  (6)

poles positions

  • Pilotes: Niki Lauda, René Anroux, Nelson Piquet (3)
  • Écurie: Ferrari (7)

meilleurs tours

  • Pilote: David Coulthard (3)
  • Écurie: McLaren (8)

podiums

  • Pilote: David Coulthard (5)
  • Écurie: Ferrari (22)

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