Pré-saison 2019, bloc 1: Vettel, l’homme de fer; Williams, l’équipe invisible

Il était temps: les voitures de Formule 1 ont foulé la piste de Barcelone, dans le cadre de la toute première journée d’essais pré-saison 2019. Sebastian Vettel a dominé la séance du lundi, où neuf des dix écuries inscrites au championnat ont énormément roulé pendant huit heures.

Des tours, des tours et encore des tours!

L’Allemand Sebastian Vettel a inscrit le meilleur temps du premier jour de tests hivernaux en 2019, avec un temps de 1:18.161. Non seulement le quadruple champion du monde a été le plus rapide, mais il a aussi bouclé le plus grand nombre de tours, avec un total exceptionnel de 169 (et un tête-à-queue)! Pour vous donner une idée, Vettel a complété l’équivalent de deux Grands Prix de Monaco (78 tours) et le quart de celui de Grande-Bretagne (13/52)!

Bien que ce soit très impressionnant, il faut préciser que la première journée est synonyme de déverminage des voitures. En effet, les écuries ne font que rouler en amont, dans le but de vérifier si tous les systèmes sont opérationnels, en plus d’effectuer une collecte de données. Or, il ne faut pas trop se fier aux chronos du jour pour établir un ordre précis.

L’Espagnol Carlos Sainz, nouvelle acquisition de McLaren, a inscrit un temps de 1:18.558, à plus de trente minutes de la fin de la séance. Le Français Romain Grosjean s’est placé troisième, au volant de la Haas noire et dorée (gracieuseté d’un partenariat avec la boisson énergisante britannique Rich Energy). Les deux pilotes ont souffert d’ennuis mécaniques, causant des drapeaux rouges. Tout d’abord, Grosjean s’est arrêté en bord de piste, durant la matinée, en raison d’un pépin relié à la pression d’essence. Quant à Sainz, un ennui non-identifié l’a forcé à stopper sa MCL34 à la sortie de la ligne des puits.

Max Verstappen suit en quatrième position, avec sa Red Bull-Honda. Cependant, on retiendra le nombre de tours effectué par le jeune Néerlandais: 128! C’est rassurant pour Honda. Pour Mercedes, les champions en titre ne cherchaient aucunement à se retrouver en tête. Valtteri Bottas et Lewis Hamilton ont partagé la W10, enregistrant 150 tours en huit heures de temps.

Kimi Raikkonen, avec le cinquième meilleur chrono (1:19.462, 119 tours), s’est amusé avec la Sauber Alfa Romeo C38, dévoilée avant l’ouverture de la piste. Par contre, il a causé deux drapeaux rouges. Le premier est dû à une sortie de piste; l’autre, parce que la séance était terminée.

Finalement, Renault a envoyé Nico Hulkenberg et Daniel Ricciardo en piste, avec des temps suffisants pour les dixième et onzième positions respectives.

Pas de Williams pour deux jours

La Williams FW42 (Crédit photo: Williams Racing)

La seule écurie absente du Circuit de Catalunya-Barcelone, ce lundi, était Williams. L’équipe britannique avait déjà annoncé son retrait pour cette journée, mais elle ne sera pas présente pour mardi. Dans un communiqué émis sur le site web de Williams, la directrice sportive, Claire Williams, espère mettre la FW42 en piste pour mercredi matin, le plus tôt possible.

Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour les nonuples champions des constructeurs de F1. En manquant deux journées d’essais, Williams risque probablement (lire « fortement ») être handicapée, comparativement à leurs concurrents.

Si la FW42 n’est pas encore arrivée en Catalogne, le châssis précédent, la FW41, se retrouve dans les garages de Williams. Malheureusement, même avec les ailerons obligatoires pour 2019, ce modèle ne pouvait rouler, pour une question de coûts.

Avec deux jours en moins, Williams a décidé de réviser leur alignement pour le restant du premier bloc des essais hivernaux. Robert Kubica et George Russell se partageront la tâche mercredi et jeudi, alors que le pilote de réserve canadien, Nicholas Latifi, devra les regarder de la ligne des puits. Le Torontois était supposé prendre le volant mardi après-midi et mercredi matin.

Brexit: Wolff s’inquiète

Toto Wolff (Crédit photo: Formula One Management)

Oui, le Brexit s’invite de la partie, en Formule 1.

En conférence de presse, le directeur sportif de Mercedes, Toto Wolff, a exprimé son inquiétude face aux répercussions du Brexit dans le sport automobile. Le 29 mars prochain, le Royaume-Uni devrait quitter l’Union européenne, près de trois ans après le vote référendaire en faveur du retrait en question.

Mercedes, bien qu’allemande, figure parmi les sept écuries dont les usines se situent en Angleterre. Or, pour le transport de pièces, la tâche serait beaucoup plus ardue. En effet, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) appliqueraient les mêmes règles entre la Grande-Bretagne et l’U.E. Par exemple, les tarifs douaniers deviendraient plus coûteuses et on devrait prévoir de plus longues files d’attente pour rentrer dans un pays européen.

Le Brexit sans accord, que le gouvernement britannique tente de négocier, avantagerait Toro Rosso, Alfa Romeo Racing et Ferrari, dont les bases se trouvent en Italie et en Suisse. Pour Wolff, la situation n’est donc aucunement idéale. De plus, les équipes installées en Grande-Bretagne pensent déjà à un plan B.

«Nous étudions les scénarios différents avec Mercedes-Benz UK, a déclaré Toto Wolff. Cela n’impactera pas seulement la F1, mais aussi la maison-mère, quand il s’agira d’assembler les pièces des voitures et de les exporter hors d’Angleterre.»

Cela aura aussi une conséquence en matière de ressources humaines. Chez Mercedes, on retrouve des employés de plus de vingt nationalités différentes, dont la plupart proviennent de pays européens. Encore là, le voyage deviendra plus difficile avec des contrôles douaniers possiblement plus serrés.

Si Wolff a évoqué le sujet du Brexit pendant les essais hivernaux, ce n’est pas la première fois qu’on en discute. L’ancien patron de BAR-Honda, David Richards, désire trouver une solution au futur problème que va causer le retrait britannique. Pendant le Temps des fêtes, Richards, maintenant chef de la compétition chez Motorsport UK, a rencontré Wolff et deux autre dirigeants d’écurie afin de rédiger une lettre à la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, concernant les conséquences d’un « no-deal Brexit » (Brexit sans accord) sur la course automobile.

D’ici le 29 mars, cette situation politique affectera fortement l’univers de la Formule 1.

Alignement du 19 février

Maintenant que le jour 1 des essais hivernaux est terminé, voici les pilotes qui participeront à la deuxième journée.

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