Les pilotes

Parmi les vingt pilotes qui s’affronteront en 2018, on retrouvera deux recrues et deux qui disputeront une première saison complète en Formule 1. Outre les arrivées de Sergey Sirotkin et de Charles Leclerc, l’alignement de l’édition actuelle n’a pas tellement changé, comparé à la dernière course en 2017. Pour la première fois depuis 2003, nous ne verrons pas le sympathique Felipe Massa en piste.

Voici vos vingt belligérants du Championnat du monde des pilotes 2018 (non, il n’y en aura pas 21):

mercedes amg petronas

 

44- Lewis Hamilton (Grande-Bretagne)

Classement 2017: 1er (CHAMPION DU MONDE), 363 pts

Plusieurs d’experts voient déjà Hamilton défendre son titre de champion avec succès. En 2017, le Britannique fut presque parfait, finissant toutes ses courses. On s’attend à ce que le duel qu’il livrera avec Sebastian Vettel sera plus féroce.

77- VALTTERI BOTTAS (FINLANDE)

Classement 2017: 3e (1er chez les Finlandais), 305 pts

Successeur de Nico Rosberg en 2017, Bottas a élevé son jeu d’un cran. Pour cette année, il devra être au top. Son contrat se termine à la fin de la présente saison et il voudra impressionner son patron. Après tout, il ne veut pas qu’un Australien prenne sa place en 2019


scuderia ferrari

5- sebastian vettel (allemagne)

Classement 2017: 2e (2e à défier Hamilton dans l’ère de V6 turbo), 317 pts

Tuons le premier éléphant dans la pièce: Vettel a commencé à perdre le championnat à cause d’une petite bêtise (lire « Singapour 2017 »). On s’attend à ce que « Fingerboy » soit plus infaillible que l’an dernier. On le sait: la Ferrari (et sa bougie d’allumage à 50 balles) sera encore plus rapide qu’avant. Souhaitons que Sebastian fasse suer Hamilton.

7- kimi raïkkönen (finlande)

Classement 2017: 4e (2e des meilleurs deuxièmes), 205 pts

Le bras droit par excellence en est probablement à sa dernière année en Formule 1. Maurizio Arrivabene lui demandera d’exploiter son potentiel au maximum pour aider la Scuderia à devenir champion. Il tentera de remporter un Grand Prix avant qu’il ne pousse son dernier « Bwoah » en carrière.

aston martin red bull racing

3- daniel ricciardo (australie)

Classement 2017: 5e, 200 pts (à 100 pts d’une partie parfaite au bowling)

Tout comme Valtteri Bottas, le contrat de Ricciardo se terminera à la fin de l’année 2018. Avec l’émergence continuelle de son bro coéquipier, Max Verstappen, le Honey Badger aura comme tâche de se démarquer. Oui, se démarquer auprès de Mercedes ou de Ferrari… et peut-être même Red Bull.

33- max verstappen (pays-bas)

Classement 2017: 6e (1er au titre de Driver of the Day) ,168 pts

Il a obtenu deux victoire 2017, mais a été très malchanceux avec des ennuis mécaniques (ben quoi? Sa voiture avait le chiffre 13!). 2018 sera probablement une année de rêve pour le Néerlandais. La RB14 a presque tout pour causer une surprise, donc on s’attend à voir ce qu’il vaut vraiment. Red Bull détient un diamant en Verstappen, or il faut une voiture très performante. Imaginez s’il gagnait en Belgique, le voisin des Pays-Bas…

sahara force india f1 team (pour le moment)

11- SERGIO PEREZ (MEXIQUE)

Classement 2017: 7e, 100 pts

Le Mexicain a connu sa meilleure saison en F1, en terme de récolte de points. Il aurait pu en avoir plus, n’eut été de son moment égoïste à Montréal et de ses contacts avec son coéquipier. Malgré ces mésaventures, Perez a su se comporter en un bon pilote n°1, titre qu’il n’avait jamais eu en F1. Une autre excellente saison en 2018 pourrait lui permettre de séduire Ferrari.

31- esteban ocon (france)

Classement 2017: 8e (2e pour les courses complétées), 87 pts

Contrairement à un n°31 très populaire à Montréal (bonjour, partisans du Canadien), Ocon fut fiable tout au long de la saison. Celui qu’on a gentiment surnommé « Ocon-stance » a impressionné l’univers de la Formule 1 par sa régularité. Il aurait pu inscrire un podium au Canada et/ou en Azerbaïdjan, mais des conflits en piste avec Perez a changé la game. Le Français est membre de l’écurie Mercedes, or en étant meilleur que son coéquipier il pourrait se retrouver aux côtés d’Hamilton en 2019.

Williams martini racing

18- lance stroll (ô canada)

Classement 2017: 12e, 40 pts

Tuons l’autre éléphant dans la pièce: non, son podium au crashfest de Bakou n’était pas chanceux. Il a travaillé fort pour finir à une aussi belle position. Fin de l’histoire. En général, sa saison recrue fut correcte pour le Québécois. Oui, il y a eu des Grands Prix où Stroll aurait dû faire mieux, mais c’est comme ça que les pilotes apprennent. C’est un secret de Polichinelle: il devra améliorer ses rendements en qualifications et mieux gérer ses pneus. D’autant plus que son coéquipier est une recrue (un peu expérimenté).

35- sergey sirotkin (russie)

Classement 2017: c’est une recrue!

Il n’a pas encore mis sa Williams hors des puits de Melbourne (au moment d’écrire ces lignes) et il est déjà méprisé par les amateurs. Surement parce qu’il a été choisi à la place de Robert Kubica et parce qu’il amène de l’argent (environ 15 millions de dollars). Ce que certains fans ne savent pas, c’est qu’il est plus qu’un pilote payant: il en est un bon. Au cours de ses deux saisons complètes en Formule 2, le Russe a terminé troisième deux fois. Finir derrière des collègues comme Stoffel Vandoorne, Alexander Rossi, Pierre Gasly et Antonio Giovinazzi, ce n’est pas rien. De plus, il a participé à sept séance d’essais du vendredi depuis 2014 (dont trois en Russie). Il prouvera à ses détracteurs qu’ils ont tort de le détester.

RENAULT SPORT F1 TEAM

27- Nico hulkenberg (allemagne)

Classement 2017: 10e, 43 pts (comme Felipe Massa)

L’Allemand en sera à sa deuxième saison avec le manufacturier français. Ayant terminé sixième à quatre reprises en 2017, il a aidé Renault à terminer sixième au classement des constructeurs (plus de $$$$$$ pour eux!). En 135 participations, Hulkenberg n’a toujours pas inscrit de podiums. Le Grand Prix d’Azerbaïdjan était l’occasion rêvée de goûter au champagne, mais une rencontre avec le mur a mis fin au rêve. La R.S.18 va comme un gant pour lui et espérons qu’il puisse savourer un bon Carbon aux côtés de Lewis Hamilton.

Sainz, à gauche

55- carlos sainz jr (espagne)

Classement 2017: 9e, 54 pts (6 avec Renault, 48 avec Toro Rosso)

Carlos Sainz entamera sa première saison entière comme membre de Renault. En vérité, il est prêté pour deux ans par Toro Rosso/Red Bull. Arrivé dans une transaction très particulière avec l’écurie avant le Grand Prix des États-Unis, l’Espagnol a impressionné dès ses débuts en terminant septième à Austin. En 2017 avec Toro Rosso, il fut autant superbe (quatrième à Singapour) que brouillon (responsable d’une collision au départ à Montréal et d’un accident avec Lance Stroll au Bahreïn). Il n’y a pas de doutes, Sainz a du talent à revendre et le passage temporaire chez la marque losangée devrait l’aider à obtenir un volant chez Red Bull d’ici 2019.

RED BULL toro rosso honda (red bull red bull honda)

10- pierre gasly (france)

Classement 2017: 21e, 0 pt

Avec ce que Toro Rosso-Honda a montré lors des essais hivernaux, j’ai hâte de voir le vrai Pierre Gasly. Quand l’écurie l’a promu dès le GP de Malaisie, elle accumulait les pénalités de grille comme certains collectionnent les timbres. Gasly a fait du mieux qu’il a pu, avec un moteur Renault à la traîne. S’il faut attendre 2018 pour bien l’observer, le Français s’est fait remarquer grâce à sa participation à deux courses de Formule E (septième et quatrième à New York) et à sa belle saison en Super Formula (la version japonaise de l’IndyCar). Le champion de la GP2 (aujourd’hui la F2) 2016 est doué et on a hâte de le voir en action avec un meilleur bolide.

28- brendon hartley (nouvelle-zélande)

Classement 2017: 23e, 0 pt

Lorsque Porsche a annoncé son retrait du championnat du monde d’endurance de la FIA en 2017, Brendon Hartley est devenu agent libre. Il n’a suffi que d’un appel à Helmut Marko, le directeur du développement des pilotes chez Red Bull, pour le convaincre de lui donner une chance. Le Néo-Zélandais était affilié à la marque de boisson énergisante jusqu’en 2010. Après des années à aider Porsche à remporter les 24 Heures du Mans l’an dernier et deux championnats de la WEC (2015 et 2017), Hartley a finalement eu sa chance en F1. Tout comme Gasly, il n’a pas pu montrer ce dont il est capable, en quatre courses. Au moins, il aura enfin une compagne complète dans la catéogrie reine. Comme quoi il ne faut pas persévérer dans la vie.

McLaren F1 TEAM

14- fernando alonso (espagne)

Classement 2017: 15e (ouch), 17 pts (47 pts aux 500 Miles d’Indianapolis. OUCH!)

Oh boy. Par où commencer? Récemment, il a admis vouloir arrêter la Formule 1, à la fin d’une année 2017 horrible avec McLaren. Lors de son aventure au Indy 500, Alonso a inscrit plus de points dans cette course qu’en dix-neufs Grands Prix la saison dernière. Pour 2018, il a décidé de s’occuper ailleurs, avec Toyota en endurance. La quête de la Triple Couronne (remporter les 24 Heures du Mans, le GP de Monaco −déjà fait− et les 500 Miles d’Indianapolis) se poursuit pour Nando! Petit baume à ses malheurs: McLaren aura un moteur Renault… malgré des craintes sur la fiabilité. Bonjour, le top 10 (et peut-être un podium)!

2- stoffel vandoorne (belgique)

Classement 2017: 16e, 13 pts

Il a fallu qu’on attende jusqu’en Hongrie pour voir Vandoorne inscrire son premier point dans une saison complète, l’an dernier. Tout comme son coéquipier, le Belge voulait montrer qu’il est bon, mais Honda fut un boulet énorme. Trois présences dans les points (meilleur résultat: septième à Singapour et en Malaisie) ne sont pas assez pour quelqu’un d’aussi satisfaisant à voir piloter (surtout quand il était en GP2/Formule 2).

haas f1 team

8- romain grosjean (france)

Classement: 13e, 28 pts

Difficile de répéter les exploits de la première saison de Haas. Grosjean a fait du mieux qu’il a pu, mais ce dont on va se souvenir, ce sont ses nombreuses plaintes à la radio. Sa septième place au Grand Prix d’Autriche fut un baume sur une saison 2017 difficile pour le Franco-Suisse. La VF-18 étant définitivement une amélioration, comparée à la VF-17, Grosjean sera capable d’offrir de belles batailles au milieu du peloton.

20- kevin magnussen (danemark)

Classement: 14e (1er chez les bad boys), 19 pts

Celui qu’on surnomme « le mauvais garçon de la F1 », tout comme Grosjean, ne l’a pas eu facile. On se souvient de l’an 2017 de Magnussen pour deux trucs: sa belle performance en Azerbaïdjan (septième, mais dans le top 5 pendant un bon bout de la course)… et sa réplique sauvage à Nico Hulkenberg.  Au moins, il a prouvé qu’il était une meilleure acquisition qu’Esteban Gutierrez en 2016. Pour 2018, on veut plus de régularité et moins de grossièretés pour le Danois.

ALFA ROMEO SAUBER f1 team

9- marcus ericsson (suède)

Classement: 20e, 0 pt

Les deux dernières saisons de Marcus Ericsson furent atroces, avec zéro points. Malgré une onzième place en Espagne, son meilleur résultat en 2017, il n’a pas convaincu grand monde qu’il pouvait rester en Formule 1. Heureusement pour Alfa Romeo Sauber, le commanditaire du Suédois, Longbow Finance, soutient l’écurie financièrement. Avec une évolution de la voiture suisse, Ericsson devrait grappiller un ou deux points. C’est mieux que rien!

16- charles leclerc (monaco)

Classement 2017: c’est une (autre) recrue!

C’est un des pilotes les plus attendus de la saison 2018. Champion en GP3 et ultra-dominant en Formule 2, Charles Leclerc arrive en F1 et chez Sauber pour se faire un nom. Membre de l’académie Ferrari, le Monégasque pourra s’exprimer en piste avec le vrai club-école de la Scuderia (désolé, Haas). Il sera le quatrième pilote originaire de la Principauté dans cette catégorie et voudrait bien être le meilleur parmi eux.