Le Top et les contre-perfos du Bulletin F1: Grande-Bretagne I 2020

Exit, le traditionnel Bulletin de notes, où on donnait des notes aux pilotes. Pour la première fois, nous classerons les meilleures et les contre-performances de certains protagonistes, à chaque Grand Prix. On commence avec la manche 1 de Grande-Bretagne 2020!

PERFORMANCE AU TOP

L’époque des notes parfaites à Lewis Hamilton est maintenant révolue. Cependant, cela n’empêchera aucunement le champion en titre de continuer ses succès en piste.

Encore une fois, Hamilton a été très dominant, lors de l’épreuve. Complètement intouchable pendant 51 tours, le Britannique a eu une énorme frousse. Lors du dernier tour, son pneu avant-gauche creva sur l’ancien ligne droite de Silverstone (entre Woodcote et Copse). Heureusement, l’avance qu’il détenait sur Max Verstappen, qui s’était arrêté la boucle précédente, était suffisante pour franchir la ligne d’arrivée en premier.

Nous aussi, on a eu le même réaction… (Crédits: Mercedes/Twitter)

FIOU!

Cette 87ème victoire d’Hamilton lui a permis de battre un record d’Alain Prost: le plus grand nombre de Grands Prix nationaux remportés (7 pour Hamilton vs les 6 de Prost obtenues en France). Il est probablement le premier pilote à gagner à trois roues…


Max Verstappen, encore une fois, transporte Red Bull à bout de bras. Le Néerlandais s’est senti bien plus à l’aise à bord de sa monoplace. Ne pouvant rivaliser avec les deux Mercedes, Verstappen s’est contenté de ramener sa RB16 sur le podium.

Cependant, la crevaison de Valtteri Bottas l’a fait monter au deuxième rang, mais il devait s’arrêter aux puits, ne sachant pas que le meneur allait subir le même sort. En entrevue avec les médias, Christian Horner, le directeur de Red Bull, a dit qu’on pouvait retrouver une cinquantaine de coupures sur les pneus durs de Verstappen. Or, on ne pouvait savoir si le numéro 33 allait terminer le Grand Prix sans problème.

Néanmoins, cela représente sa deuxième meilleure course de la saison (la première étant en Hongrie).


Personne n’a prévu de voir Charles Leclerc repartir avec un trophée, durant cette fin de semaine. Qualifié quatrième, le Monégasque a dû se contenter d’une Ferrari avec un rythme de course très déficient.

Ayant réussi à se distancer de la McLaren de Carlos Sainz (avant la crevaison de son futur coéquipier en 2021), Leclerc a profité de la crevaison de Bottas pour terminer troisième.


Daniel Ricciardo et Esteban Ocon ont donné de la joie à Renault. avec leurs quatrième et sixième places respectives.

Ricciardo a réussi un excellent départ, se faufilant à la sixième position, au départ de la course. Son dépassement sur Romain Grosjean, roulant sur une stratégie différente, fut crucial, mais les malchances de Bottas et de Sainz ont permis à l’Australien d’inscrire son meilleur résultat avec Renault depuis Italie 2019 (4e).

Quant à Ocon, il a réalisé sa meilleure course de la saison jusqu’à présent. Le Français s’est longtemps battu face à son bon ami, Lance Stroll, à plusieurs reprises. La dernière bataille fut à son avantage et, comme son coéquipier australien, a reçu un beau cadeau du ciel, en finissant sixième.


Je ne le dirai jamais assez: Lando Norris représente LA surprise de cette drôle de saison 2020. D’accord, il s’est retrouvé cinquième en assistant la fin infernal de Carlos Sainz, mais le jeune pilote n’a pas hésité à sortir les coudes, en se battant face à Daniel Ricciardo et à Sainz.

Il s’agit de son troisième top 5 en quatre courses, ce qui témoigne d’une éclosion remarquable (j’utilise le mot « éclosion » dans le BON terme).


Ayant éliminé de la Q2 en ayant inscrit le même que Lance Stroll, Pierre Gasly s’est vengé sur le Québécois de la belle manière: un dépassement dans les derniers tours. Le Français a très bien géré ses pneus, malgré deux périodes de voiture de sécurité.

Toujours en fin de course, Gasly s’est permis un superbe dépassement sur Sebastian Vettel et, lui aussi, a profité de tout ce drame des deux derniers tours. Les performances du Rouennais passent parfois inaperçus, mais cette fois, il faut souligner le beau début de saison de Gasly.


Eh oui, George Russell a été top, ce dimanche! Il a terminé douzième, ce qui représente son meilleur résultat depuis Brésil 2019, où il avait fini à cette même place.

Bien qu’il se soit rendu en Q2 pour la troisième fois consécutive, le Britannique a écopé d’une pénalité de cinq places, pour ne pas avoir ralenti sous les drapeaux jaunes. Cependant, cela ne semblait pas empêcher GEEEEEEEEOOORGE (désolé) de faire son bout de chemin jusqu’au douzième rang.

Si on sait que le rythme sur un tour lancé a été grandement améliorée, celui en course éprouvait des difficultés. Ce n’est pas ce que Russell nous a montré, à Silverstone. Il y a clairement un énorme gain et on a hâte de voir si cela continuera la semaine prochaine.

Contre-Performances

Si j’avais gardé le format des notes, j’aurais donné un 3 à Sebastian Vettel. Ce ne fut aucunement facile pour l’Allemand. Ennuyé par des problèmes de refroidisseur et une pédale souple vendredi, Vettel a très peu roulé. Cela a impacté le reste de sa fin de semaine.

Samedi, son temps final fut enlevé, car il a été hors-limite à Copse, faisant en sorte qu’il partait dixième. En course, ce fut pire. Ayant manqué de rythme, Vettel a été extrêmement chanceux de terminer le GP de Grande-Bretagne avec un seul point. Ayant été dépassé par Alex Albon et par Pierre Gasly, le quadruple champion du monde a quand même résisté à Valtteri Bottas, dans les derniers virages de l’épreuve.

Avec Silverstone II dans quelques jours, j’ai peur que ce ne soit guère mieux pour lui.


Premier lors des essais libres de vendredi après-midi et sixième sur le grille de départ, Lance Stroll avait une certaine chance de jouer les trouble-fête pour une place sur le podium. Malheureusement, le rythme de course de la Racing Point RP20 n’était pas au rendez-vous.

Pire, Stroll a perdu deux places au départ, ce qui est rare chez lui. Le Québécois rapporte deux points pour l’écurie à domicile, avec sa neuvième place, mais on s’entend que cela aurait pu être plus que ça.

Il s’est même mérité un drapeau noir et blanc, en guise d’avertissement pour sa conduite dangereuse.


Grâce à une stratégie différente, lui permettant de se retrouver cinquième à la deuxième relance du Grand Prix, Romain Grosjean a pu montrer ce qu’il était capable.

Ou bien peut-être pas.

Le Français, avec des pneus médiums, a été averti par, lui aussi, un drapeau noir et blanc. La première offense fut pour un changement de direction multiple face à Carlos Sainz; la deuxième, face à Daniel Ricciardo, qui le dépassait au virage Brooklands. Les deux adversaires de Grosjean n’étaient guère contents de sa défensive.


La course d’Alex Albon, parti en milieu de peloton, a été partiellement ruinée dès le premier tour. Le Thaïlandais est entré en contact avec Kevin Magnussen, mettant fin à la course de ce dernier. Albon fut pénalisé de cinq secondes, sanction qu’il a servie lors de son deuxième arrêt aux puits.

Honnêtement, la pénalité est assez sévère et discutable. Je pense que c’est une malchance que le contact avec Magnussen, déstabilisé par un vibreur au virage Club, soit survenu en un instant.

Néanmoins, Albon a connu un weekend difficile, avec un accident lors des essais du vendredi après-midi et une élimination en Q2, le lendemain. Au moins, il s’est sauvé avec une huitième place relativement inespérée.

Les malchanceux

Arrivé à Silverstone pour remplacer urgemment Sergio Perez, Nico Hülkenberg s’est tranquillement adapté à la Racing Point RP20. Bien qu’il se soit qualifié 13e, on s’attendait à voir le sympathique Allemand se battre pour donner des points à la monoplace rose.

Ouais, ben ce n’est pas arrivé.

Comble de malheur, une vis logée dans l’embrayage a privé la planète entière d’une possible course solide du Hülk. Meilleure chance la semaine prochaine?


Évidemment, j’ai mis Sergio Perez dans la liste des malchanceux, car il pourrait manquer pas un, mais deux Grands Prix.

Ayant été testé positif à la COVID-19 jeudi, le Mexicain est en quarantaine forcée pour dix jours (selon les nouvelles normes du gouvernement britannique). Heureusement, Checo se sent mieux. Néanmoins, ce qui s’est passé avec Perez est un rappel très important qu’il ne faut pas niaiser avec le coronavirus. Nous sommes tous vulnérables face à ce virus.

Prends soin de toi, Checo!


Valtteri Bottas a été correct, mais il n’a pas vraiment mis de la pression face à un Lewis Hamilton impérial. Or, le Finlandais s’est retrouvé pas mal seul au monde (pour citer Corneille. Le chanteur, pas le dramaturge).

Malheureusement, Bottas a été malchanceux. Sa crevaison au 50e tour l’a privé d’une deuxième place… et de points, alors qu’il a fini onzième. Avec la victoire sur trois roues d’Hamilton, Bottas se retrouve à trente points de son coéquipier.


S’il y a quelqu’un qui très chanceux dans sa malchance, c’est bien Daniil Kvyat. Au onzième tour, le Russe est sorti de piste au virage Abbey. On pensait que, aux dires de Kvyat, c’était une erreur de pilotage, mais il s’agissait d’une crevaison du pneu arrière droit. Suite à cet ennui, le pilote de AlphaTauri a violemment tapé le mur, sans douleur (dieu merci).

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