Quel avenir pour Fernando Alonso en 2019?

Depuis le dimanche 17 juin dernier, Fernando Alonso est devenu un vainqueur des 24 Heures du Mans. De plus, l’Espagnol a remporté deux épreuves de la Triple Couronne (Monaco et Le Mans). Il ne manque plus que les 500 Miles d’Indianapolis. Cependant, il en arrache beaucoup en Formule 1, avec McLaren. Alonso n’a pas gagné en cinq ans! Son contrat se terminant à la fin de la présente saison, on se demande si nous ne sommes pas en train de le regarder piloter pour une dernière fois cette année. On explore les options possibles pour Nando.

Quel avenir pour son ancien coéquipier, Kimi Raïkkönen? Pour le savoir, cliquez ici.

rester en f1

Crédit: Mark Thompson/Getty Images

Avec la démission récente d’Éric Boullier et l’embauche de Gil de Ferran et d’Andrea Stella comme directeurs chez McLaren, on pense qu’Alonso s’est entouré de personnes qui peuvent lui faire confiance. De Ferran était le mentor de l’Espagnol, lors de l’expérience du Indy 500 en 2017; Andrea Stella, son ingénieur de course chez Ferrari, de 2010 à 2014, avant de le rejoindre chez McLaren. Avec ces deux directeurs, on pourrait penser que le siège du double champion du monde serait peut-être sûr pour 2019. Après avoir passé trois années de cauchemar avec le moteur Honda, Nando roule avec une voiture propulsée par Renault, où il peut enfin se battre un peu plus pour des points.

Si les performances de l’écurie en orange sont en baisse depuis l’Australie, Fernando reste optimiste pour la suite. Sauf que le problème est que, selon Zak Brown (PDG de McLaren), l’équipe britannique est encore loin de revenir aux avant-postes. Peut-être que le double champion du monde aime relever des défis dans son domaine et sent qu’il peut encore donner de bons résultats à McLaren.

Néanmoins, s’il n’est plus intéressé de rouler sous les couleurs orangées, retourner chez Renault pourrait être une option. En fait, c’est le directeur de l’écurie, Cyril Abiteboul, qui souhaite rapatrier Alonso pour plusieurs années. De 2003 à 2006 et de 2008 à 2009, l’Espagnol a permis à la marque losangée de remporter le doublé (championnat des pilotes et des constructeurs en 2005 et en 2006) et dix-sept victoires. Si tel était le cas, il remplacerait Carlos Sainz, qui a été prêté par Red Bull à Renault vers la fin de la saison 2017. Un duo Nico Hülkenberg-Fernando Alonso en jaune et noir serait beau à voir.

Cependant, McLaren et Renault ne seraient que les deux écuries où Alonso pourrait piloter.

IndyCar

La Formule 1, c’est maintenant chose du passé pour lui? Pourquoi ne pas tenter l’expérience d’une saison complète en Amérique du Nord? Après tout, Fernando Alonso a adoré les 500 Miles d’Indianapolis, en 2017.

Récemment, Zak Brown entretenait des discussions importantes avec des dirigeants de la série IndyCar. Actuellement, la firme anglaise doit s’occuper du clan F1, en « reconstruction ». Donc, l’attention de Brown n’est pas portée sur l’IndyCar. L’arrivée de Gil de Ferran, à la fin du mois de mai, au sein de l’équipe n’est pas anodine. Normalement, il servait de conseiller aux jeunes pilotes (Stoffel Vandoorne et Lando Norris). En plus, cela permettra à McLaren de créer un pont entre les deux séries.

Pour ce qui est de notre Fernando, il avait déjà considéré tenter sa chance outre-Atlantique en 2018, après une année 2017 difficile. Le siège désiré chez Andretti Autosport, l’écurie ayant accueilli McLaren à Indianapolis, fut finalement pris par l’Américain Zach Veach. Cependant, un des problèmes auquel Alonso aura à faire face, c’est le conflit d’horaire. Comme en F1 (GP d’Australie c. les 1000 km de Sebring), les essais des 24 Heures du Mans ont souvent lieu la première fin de semaine du mois de juin, en plein Grand Prix de Détroit. Or, s’engager à temps plein en IndyCar et en endurance avec Toyota n’apaisera certainement pas Alonso, surtout avec sa poursuite de la Triple couronne.

Ceci étant dit, avoir une vedette comme l’Espagnol dans cette série aurait un impact immense sur la vente des billets.

Endurance

Sinon, il y a toujours le championnat du monde d’endurance, dans lequel Alonso s’est engagé pour la campagne 2018-19 avec Toyota. Pour l’instant, il a gagné les deux premières épreuves du calendrier (6 Heures de Spa et Le Mans). Il semble s’amuser beaucoup plus qu’en Formule 1. Avec Kazuki Nakajima et Sébastien Buemi comme partenaires de la Toyota #8, Alonso se sent en confiance totale. D’accord, il n’y a pas beaucoup de compétition en LMP1, mais au moins cela permet à Nando de se battre pour la victoire, ce qu’il n’eut pu faire depuis le Grand Prix de Hongrie 2014.

En plus, s’il le désire, il pourrait toujours se servir des 24 Heures de Daytona comme préparation à l’épreuve mancelle (le gentilé féminin des habitants du Mans). En janvier dernier, Alonso y avait participé avec United Autosports (équipe dirigée par Zak Brown) et son équipage termina 38ème au classement général.

L’avantage en disant « au revoir » à la Formule 1 est qu’il sera libéré de tous conflits d’horaire, en plus d’éviter d’avoir un agenda étoffé. Du 27 mai au 8 juillet dernier et du 30 septembre au 28 octobre prochain, Fernando participera à une course par fin de semaine. Autant avec McLaren qu’avec Toyota. Or, sacrifier sa carrière en Formule 1 lui permettra d’avoir du bon repos.

Formule e

Et si, contre toute attente, Fernando Alonso décidait de se joindre à une écurie de Formule E? Ne partez pas en peur, ce n’est qu’une suggestion.

Pour l’instant, beaucoup d’équipes de ce championnat 100% électrique n’ont pas encore confirmé leur alignement pour la saison 2018-19, qui débutera le 15 décembre à Riyad, en Arabie Saoudite. De plus, le nouveau châssis de la série aura un look complètement spectaculaire. Dans un championnat où la parité est mille fois plus présente qu’en F1 et en WEC, les chances de voir Alonso sur le podium sont bonnes. Ceci étant dit, il faudrait qu’il s’adapte vite au style de pilotage de ces beaux bolides. Aussi, Alejandro Agag, le président du championnat, rêve de voir l’Espagnol concourir dans sa catégorie. Ajoutons que le bras droit de monsieur Agag, Alberto Longo, connaît bien Alonso, lorsque ce dernier roulait avec Renault.

Par contre, il devra combiner FE et endurance dans son agenda. Heureusement, il n’existe aucun conflit d’horaire avec les deux catégories. Il pourrait même s’inspirer de son coéquipier chez Toyota, Sébastien Buemi, qui conjugue les deux sans problème. En Formule E, le Suisse roule pour Renault e-Dams Nissan.

Bref, si le rêve de voir Nando dans l’électrique est utopique, il faut d’abord connaître ses plans pour la saison prochaine. Alors, je vous pose la question: où voyez-vous Fernando Alonso en 2019?

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