Dix (tes) pensées: spécial Grand Prix du Canada

Bonjour, tout le monde! Dix (tes) pensées est de retour, après deux semaines d’absence. J’avais profité de ces quatorze jours pour travailler dur sur le montage de la vidéo sur le Circuit Gilles-Villeneuve. Pour le retour de ce billet hebdomadaire, j’ai voulu me concentrer sur le Grand Prix du Canada, trois jours plus tard.

La fièvre de la Formule 1 est maintenant guérie, mais on est encore sur notre appétit, suite au peu de spectacle offert dimanche. Ceci étant dit, j’ai retenu dix sujets au cours de la semaine du Grand Prix.

1- La journée portes ouvertes

C’est désormais une tradition: le jeudi du Grand Prix du Canada, la journée portes ouvertes a lieu sur le Circuit. Cette activité est entièrement gratuite et accessible à tout le monde. Oui, tout le monde. Même ceux qui n’ont pas de billets pour le weekend pouvaient venir. En cette belle journée ensoleillée, ce fut une joie de voir vingt voitures en montage et les mécaniciens travailler d’arrache-pied. Malheureusement, je n’eus pas la chance d’obtenir des autographes de pilotes, car ma patience fut épuisée. Au moins, j’ai pu voir Nico Hülkenberg en tournage pour Renault, Romain Grosjean et Sergey Sirotkin revenir dans les puits après leur marche sur la piste et Mercedes offrir la chance de poser avec le bolide de Lewis Hamilton.

Même ce fut ma septième présence à la journée portes ouvertes, je suis toujours impressionné par le travail en coulisses, pendant le Grand Prix.

2- Les essais libres du vendredi

Ma vue de la Tribune 11

Le lendemain, j’ai assisté aux essais libres de Formule 1. J’étais assis à la tribune 11, située à la sortie de la ligne des puits. Un énorme merci à mon ami Pierre Mailhot de m’avoir invité dans les gradins. C’était la deuxième fois que je me présentais à la journée du vendredi. Que c’est génial d’avoir trois heures de voitures qui roulent presque en même temps. On a vu Fernando Alonso dépasser Kimi Raïkkönen aux S de Senna, comme si c’était 2005. Je ne me suis guère ennuyé, en tout cas.

Si vous avez des amis néophytes en F1, amenez-les aux essais libres du vendredi. C’est une belle occasion de voir les pilotes rouler autant de fois qu’ils veulent.

3- La Grande Marche

Je tiens à féliciter les participants de la Grande marche, ainsi que le groupe de course Octane, promoteur du Grand Prix du Canada, pour avoir organisé cet événement.

La Grande marche est un événement permettant aux fans de marcher sur le circuit, tout de suite après la journée du vendredi en piste. Le prix du billet était de 45$ et l’argent était remis à la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC. Je ne pouvais être là, mais j’adore cette initative. En espérant que ça reveinne en 2019.

Encore une fois, félicitations à toutes et à tous.

4- Les festivités dans le centre-ville

Une BAR de Jacques Villeneuve, exposée à la Place F1 GP Canada, au Square Dorchester

À chaque fois que le Grand cirque arrive à Montréal, presque toute la ville devient folle. Or, depuis 1999, le Festival Grand Prix, sur la rue Crescent, est le rendez-vous par excellence pour les amateurs de F1.

Cette année, je n’ai pas trouvé les activités sur Crescent intéressantes. Je pense même qu’au fil des ans, l’intérêt que je porte de ce festival diminue. Outre le concours d’arrêt aux puits, il y avait peu de trucs attractifs. Il y avait des voitures de démonstration, un stand de jeux de type arcade et, surtout, des démonstrations de produits. C’est tout. Une vraie déception.

Heureusement, la Place F1 GP Canada 2018 est là pour dépanner. Avec sa piste de go-kart, des F1 historiques et une scène pour des spectacles du Piknic Electronik, il y avait de quoi se régaler.

Sérieusement, je souhaite que le Festival Grand Prix sur Crescent fasse mieux pour l’an prochain.

5- Brendon Hartley et les rumeurs d’éviction

Brendon Hartley et M. Eh Bordel

Une des nouvelles ayant retenu l’attention à Montréal concernait Brendon Hartley. Des journaux britanniques ont rapporté que Lando Norris, actuel meneur de la série Formule 2 et pilote réserve de McLaren, aurait été approché par Toro Rosso pour remplacer le Néo-Zélandais.

Si la décision était officielle, cela aurait été injuste pour Hartley, qui a été surtout malchanceux cette saison. Lors d’un événement organisé par les amis de F1 Boutique Canada, sur la rue Saint-Paul, un fan a posé la question sur la rumeur de remplacement. J’ai eu mal pour Brendon. Ce dernier se prépare pour son premier Grand Prix en sol nord-américain et on lui pose ceci. Mon ami, je me serais gardé une petite gène.

Bref, il s’en est quand même bien sorti au Circuit Gilles-Villeneuve. Il s’est qualifié douzième, mais a été victime de ce terrible accident, en partie causée par Lance Stroll.

6- Le texte « J’haïs le grand prix » dans la Presse +

Le Grand Prix du Canada n’amène pas seulement que les amateurs de course. Elle attire aussi son lot de détracteurs… et c’est tout à fait normal.

Samedi dernier, dans La Presse +, l’humoriste Léa Stréliski a rédigé un billet pour nous expliquer pourquoi elle déteste tant la Formule 1. En bref, elle n’aime pas ça, parce que c’est uniquement rempli de baby-boomers « riches et qui aiment les pitounes« . De plus, elle croit que c’est de l’ancienne culture.

Bon, par où commencer? Bien que ce soit son droit de détester ça, je pense qu’il existe un contre-argument solide. Depuis quelque temps, la Formule 1 est en processus de changement d’image. L’ère Bernie Ecclestone est désormais révolue. Tonton Bernie, un nom probablement que certains Québécois ne veulent plus entendre, a créé un empire qu’est devenu la F1. En effet, il se concentrait en partie sur la glamourisation de ce sport pendant des décennies. Maintenant que c’est Liberty Media à la charge de la compétition, la Formule 1 tente de rendre le tout accessible. Exit, les grid girls; bonjour, les grid kids. Aussi, le mot d’ordre est « le fan, avant tout ». La mentalité va fortement changer, avec les efforts mis en place.

Ensuite, il y a les commentaires déplaisants trouvés sur les réseaux sociaux. Ça traite madame Stréliski de tous les noms, parce qu’on n’est en désaccord avec sa chronique. Déjà que la communauté F1 est toxique (surtout quand il est question de Max Verstappen ou des pilotes Williams), s’en prendre personnellement à l’humoriste n’aide vraiment pas la cause. Oui, ça manque d’arguments, mais je m’attendais à des contre-attaques respectueuses. On peut oublier ça, malheureusement…

D’un autre côté, c’est ça, les Internets. Pourquoi es-tu surpris, Abdou?

7- Jacques Villeneuve dans la voiture de gilles

LE moment fort de cette fin de semaine de F1 au pays fut la parade d’un tour de Jacques Villeneuve, au volant de la Ferrari 312T3 de son père, Gilles. Ce fut organisé dans le cadre des 40 ans de la première victoire du père de Jacques, sur cette même piste. Pendant 4,361 km, le champion du monde de 1997 saluait la foule et cette dernière l’acclamait à son passage.

Il faut féliciter, encore une fois, le groupe de course Octane pour cet hommage. J’ai hâte de voir quel genre de stunts les promoteurs de la manche montréalaise nous réservera en 2028, année des 50 ans du Circuit et de la victoire de Gilles Villeneuve.

8- Michael Fassbender, acteur et pilote

Michael Fassbender et Sebastian Vettel au GP du Canada 2013 (Photo: Mark Thompson, Sutton Images)

L’acteur germano-irlandais Michael Fassbender est un habitué des Grand Prix de Formule 1. D’ailleurs, il a même narré le documentaire « 1 », qui traite du danger dans le Grand cirque de la F1. Il est venu à quelques reprises au Circuit Gilles-Villeneuve, en tant que visiteur.

En 2018, Fassbender revenait en ville comme pilote. Le double nominé aux Oscars participait au Ferrari Challenge, course de soutien pour le GP du Canada. S’il futs un accident le samedi, Magneto est monté sur le podium le lendemain, terminant troisième dans la catégorie Coppa Shell. Bravo! En 18 courses en Ferrari Challenge, il a fini quatre fois dans le top 3.

Il y a plusieurs acteurs célèbres qui ont foulé le tapis rouge et le bitume. Le plus récent est Patrick Dempsey. La vedette de Grey’s Anatomy est aussi un pilote professionnel. Il est propriétaire de Dempsey-Proton Racing, mais a aussi participé aux 24 Heures du  Mans, au volant d’une Porsche 911 (quelle beauté), terminant deuxième dans la catégorie GTLM Amateur en 2015.

Il y a aussi Rowan Atkinson, alias Mr. Bean, qui est un passionné de voitures (et qui est capable de les démolir), mais aussi Caitlyn Jenner, qui participé aux 12 Heures de Sebring  et aux 24 Heures de Daytona (endurance), dans les années 80. Évidemment, on ne peut oublier les légendaires Steve McQueen et Paul Newman.

9- adieu, vieux paddocks

Les nouveaux paddocks du Circuit Gilles-Villeneuve (Photo: Ville de Montréal/Société du Parc Jean-Drapeau)

La course de cette année était la dernière des garages actuels, sur le Circuit Gilles-Villeneuve. Construits en 1988, les paddocks devenaient désuets. Le moment était (enfin) venu de les remplacer. D’ici quelques semaines, la démolition des garages devraient débuter pour faire place à un complexe flambant neuf!

Les infrastructures, inspirés du style de l’Expo 67, seront prêts pour 2019. J’ai hête de voir le résultat final. Il est temps que Montréal se dote d’installations de ligues majeures pour un événement majeur, peu importe l’utilisation des taxes (à condition que ce soit fait légalement, bien entendu).

D’ailleurs, j’ai vu les paddocks de cette année et j’ai trouvé que c’était mieux aménagé que les dernières fois. Il y avait plus de tentes et moins de roulottes blanches, ce qui était probablement plus conviviable.

10- à l’an prochain, grand prix du canada!

Le Grand Prix 2018 sera probablement aux oubliettes (sauf pour l’histoire du drapeau à damier), mais l’ambiance qui règne sur l’Île Notre-Dame restera imprégné à jamais, suite à la 39ème édition de ce rendez-vous pré-estival. Je n’attends plus que la pluie pour 2019 et le tour est joué!

 

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