Bulletin de notes USA 2019: Bottas vainqueur, Hamilton champion

Dimanche, à Austin, Valtteri Bottas a remporté le Grand Prix des États-Unis. Cependant, Lewis Hamilton a finalement mis la main sur un sixième championnat des pilotes, grâce à sa deuxième place. Les deux pilotes se sont battus avec brio, mais quelles notes recevront-ils, dans notre Bulletin de notes?


PODCAST: retour sur le GP à Austin & Lewis Hamilton est-il le GOAT ou une légende parmi tant?


1- Valtteri Bottas (Mercedes): 10

Grille de départ: pôle position

Il ne pouvait rien faire pour empêcher Lewis Hamilton de gagner le championnat, à ce stade de la saison, mais Valtteri Bottas a disputé une course très solide. Parti en pôle position, le Finlandais a utilisé sa stratégie de deux arrêts sans le moindre problème.

Outre demander à son ingénieur de piste, Riccardo Musconi, de ne plus lui parler jusqu’à la fin de l’épreuve, Bottas est resté très concentré sur sa course et cela a fonctionné! Le dépassement sur son coéquipier, pour lui subtiliser la victoire, avec quelques tours à faire, était devenu la cerise sur le sundae.

Une de ses meilleures courses de la saison, sans aucun doute. En gagnant, Bottas a sécurisé le titre de vice-champion du monde 2019 de Formule 1!

2- Lewis Hamilton (Mercedes): 9

Grille de départ: 5e

Quand on transforme une séance de qualifications atroce en une course remarquable, cela témoigne d’un talent grandiose.

C’est ce que Lewis Hamilton a fait, à Austin. Parti cinquième, Hamilton a réalisé un très bon départ, notamment avec un dépassement par l’extérieur sur Charles Leclerc dans les S du premier secteur. Contrairement à Bottas et à Max Verstappen, le Britannique a opté pour une course à un arrêt.

Cela ne l’a pas mené à la victoire, étant donné que Bottas se retrouvait sur une autre planète, mais la manière dont il l’a confronté était digne d’un duel contre Nico Rosberg (sans les accrochages). Au moins, il a résisté aux attaques de Max Verstappen (lire « il a été chanceux d’avoir eu un drapeau jaune à un endroit névralgique »).

Une performance de champion.

3- Max Verstappen (Red Bull): 9

Grille de départ: 3e

Une note qui fait changement de celle au Mexique. Il est passé vraiment proche de la pôle, mais Max Verstappen a connu une course très intelligente. En début de manche, le Néerlandais mettait beaucoup de pression sur le meneur, qui était lui aussi sur deux arrêts. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton,sur un arrêt aux puits, Verstappen a dû tout faire pour rester deuxième.

Malheureusement, des dommages à ses ailerons et au plancher, en plus d’un drapeau jaune localisé au virage 12, ont empêché Verstappen de dépasser le futur sextuple champion du monde. Néanmoins, on a retrouvé le pilote mature avant les événements de Mexico.

4- Charles Leclerc (Ferrari): 6

Grille de départ: 4e

Déjà mal qualifié à Austin, Charles Leclerc a vu son lendemain être difficilement mieux. Au départ, Leclerc, comme Vettel, s’est retrouvé bien loin du top 3 et a vu Hamilton le passer comme si de rien n’était.

Lors de son premier relais, le double vainqueur de Grands Prix en 2019 roulait une seconde plus lent que les meneurs. La journée n’a fait qu’empirer, lorsque son équipe de ravitaillement a, encore une fois, raté le changement de pneus. Se sentant seul au monde, le Monégasque ne s’est contenté que d’une quatrième place anonyme et le point boni pour le meilleur tour en course.

5- Alexander Albon (Red Bull): 8

Grille de départ: 6e

Victime d’un contact avec la McLaren de Carlos Sainz au premier virage, Alex Albon a dû se battre pour terminer dans le top 5.

À l’origine, il devait effectuer deux arrêts, mais des problèmes avec les pneus durs l’ont forcé à passer à trois. La recrue n’a eu aucun souci à finir cinquième.

6- Daniel Ricciardo (Renault): 9

Grille de départ: 9e

En fin de semaine, on a assisté à un beau duel du milieu de peloton, notamment entre Renault et McLaren. Cette bataille fut remportée par le fan des Longhorns de Texas, Daniel Ricciardo.

Une stratégie à un arrêt a très bien fonctionné pour l’Australien, pour un deuxième week-end consécutif. En plus, il a offert une belle passe d’armes à Lando Norris, en le dépassant dans les premiers tours et en résistant aux attaques du jeune homme.

7- Lando Norris (McLaren): 9

Grille de départ: 8e

Ayant évité un contact avec Albon et Sainz au premier virage, Lando Norris a réussi son départ. Il s’est même permis de dépasser Sebastian Vettel (bien que ce dernier en arrachait) et Daniel Ricciardo, sur ce même premier tour.

La stratégie de deux arrêts a été bien exécutée, même s’il a terminé derrière l’Australien (et de très peu).

8- Carlos Sainz (McLaren): 7

Grille de départ: 7e

Malgré son contact avec Alex Albon au départ, Carlos Sainz est resté dans la course aux points avec une stratégie d’un arrêt. Après l’échec de cette même tactique à Mexico, la semaine précédente, l’Espagnol a réussi à la faire fonctionner… même si cela ne l’a pas permis de rejoindre Daniel Ricciardo et Lando Norris. Une bonne 100e course pour Sainz Jr.!

9- Nico Hulkenberg (Renault): 7.5

Grille de départ: 11e

Un des rares pilotes à commencer le Grand Prix avec les pneus durs, Nico Hulkenberg en arraché avec ce train. Sachant que la dégradation de ses gommes était élevée, il a décidé d’opter pour deux arrêts. Une décision juste, car il fut en mesure de remonter le peloton (avec un beau duel contre Kimi Raikkonen) et de marquer des points importants pour Renault.

10- Sergio Perez (Racing Point): 9

Grille de départ: ligne des puits

Pénalisé très sévèrement pour avoir manqué la pesée obligatoire du vendredi, Sergio Perez est parti de la ligne des puits. Encore une fois, le Mexicain a très bien géré sa course et, surtout, ses pneus. Afin de se retrouver en lice pour les derniers points disponibles, Perez s’est bien battu avec les pneus médiums. Malgré un (autre) contact avec la Toro Rosso de Pierre Gasly, il a pu continuer pour normalement finir onzième.

Cependant, il a été victime d’une attaque très tardive de l’autre Toro Rosso, celle de Daniil Kvyat, dans le dernier tour. Ce dernier a reçu une pénalité de cinq secondes, promouvant Perez au dixième rang. Ceci étant dit, cela n’aurait aucunement changé sa note. Il a prouvé que la Racing Point avait le rythme pour marquer quelques points.

11- Kimi Raikkonen (Alfa Romeo): 7

Grille de départ: 17e

De vainqueur à Austin à hors des points. Sur papier, ça devait être terrible, mais comme Kimi Raikkonen est passé chez Alfa Romeo, il ne fallait pas s’attendre à un miracle.

Par contre, se retrouver à moins d’une seconde du dernier point disponible avec une voiture en régression, c’en est presque un. Le vétéran finlandais a connu un excellent départ, gagnant six places au premier tour. Sa stratégie de deux arrêts était correcte, mais ce ne fut pas assez pour terminer devant Sergio Perez.

12- Daniil Kvyat (Toro Rosso): 6

Grille de départ: 13e

Pour un deuxième Grand Prix consécutif, Daniil Kvyat a reçu une pénalité après le Grand Prix. En effet, le Russe a été sanctionné de cinq secondes additionnels, pour avoir causé une collision avec Sergio Perez, au dernier tour. Il a donc chuté de la dixième à la douzième position.

Il a beau être en furie et blâmer les commissaires, mais la reprise montre clairement que son dépassement était beaucoup trop tardif. C’est dommage, car Kvyat disputait une bonne course.

13- Lance Stroll (Racing Point): 5

Grille de départ: 14e

Si Sergio Perez a été capable de se rendre dans le top 10, Lance Stroll devait l’imiter. Malheureusement, cela n’a pas été le cas. Le Québécois a connu un rare mauvais départ, suite à un léger dérapage au premier tour. Ensuite, la tactique de deux arrêts n’a clairement pas été fonctionnelle, même avec des tendres en fin de course.

14- Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo): 5

Grille de départ: 16e

Course à oublier pour Antonio Giovinazzi, qui n’a pu faire comme Kimi Raikkonen. L’Italien a eu de la difficulté avec les pneus médiums et ce fut pire avec la gomme dure. C’est quand il est revenu aux puits pour des tendres que le rythme est venu. Malheureusement, il était trop tard pour remonter le peloton.

15- Romain Grosjean (Haas): 5

Grille de départ: 15e

« I am speed! » – Flash McQueen dans Cars.

Pas pour Romain Grosjean, à Austin. Le Français, qui arborait justement un casque hommage à la voiture rouge #95 du film de Disney, a connu un autre dimanche horrible. Tentant la stratégie à un arrêt, Grosjean est resté trop longtemps en piste et, comme avec Giovinazzi, le relais avec les pneus durs a empiré son Grand Prix.

16 (DNF)- Pierre Gasly (Toro Rosso): 7

Grille de départ: 10e

Pierre Gasly a connu un très bon Grand Prix à Austin. Il se battait pour des points, mais un contact avec Sergio Perez a mis fin à ses espoirs. La suspension étant endommagée, le Français fut forcé d’abandonner.

17- George Russell (Williams): 5

Grille de départ: 18e

Ce fut très tranquille pour George Russell, en fin de semaine. Dans les premiers tours, il fut dépassé par Robert Kubica et n’a pas été en mesure de rattraper le reste de peloton.

18 (DNF)- Kevin Magnussen (Haas): 6

Grille de départ: 12e

Ayant eu le dessus sur Romain Grosjean en qualifications, Kevin Magnussen avait connu une meilleure journée que son coéquipier… avant l’abandon.

Le Danois avait bien entamé sa course, se retrouvant même dans les points. Malheureusement, des problèmes de freins ont tout gâché.

DNF- Robert Kubica (Williams): 5

Grille de départ: 19e

Pour son tout premier Grand Prix des États-Unis, Robert Kubica ne gardera pas un bon souvenir. À Austin, le Polonais, bien qu’il ait dépassé Russell, est revenu parmi les derniers (quel pléonasme, Abdou). Au 31e tour, Kubica fut contraint à l’abandon, en raison d’un problème hydraulique.

DNF- Sebastian Vettel (Ferrari): 5.5

Une F1 qui fait du rodéo à Austin
Une F1 qui fait du rodéo à Austin

Grille de départ: 2e

Samedi, Sebastian Vettel se retrouvait à douze petits millièmes de secondes de la pôle position. Le lendemain, il était premier… à abandonner la course.

Un très mauvais départ, de deuxième à septième, n’était pas ce que Vettel souhaitait du tout. Encore moins un bris de suspension, au septième tour au Circuit des Amériques.

Compte tenu du rythme que Charles Leclerc possédait, les chances de voir l’Allemand se battre pour victoire furent très minces.

Clairement pas le cadeau d’anniversaire espéré pour Mattia Binotto, dimanche dernier…

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