Bulletin de notes de la mi-saison

Alors que tout le personnel est en repos jusqu’au Grand Prix de Belgique, à la fin du mois d’août, il est temps de noter les vingt pilotes du championnat.

Les notes données aux pilotes sont sur dix. L’ordre des écuries est établi selon le classement final de la saison 2017.

Mercedes

Lewis Hamilton: 9.5

Avec une avance de 24 points sur Sebastian Vettel, Lewis Hamilton est parti en congé la tête reposée. Bien qu’il dût attendre avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan pour mettre la main sur sa première victoire de l’année (grâce à la crevaison de Valtteri Bottas), Hamilton n’a presque commis aucune erreur. D’accord, il a perdu en Australie en raison de la Voiture de sécurité virtuelle, mais le Britannique est resté en contrôle de sa destinée, même quand les occasions ne se présentaient pas pour lui. Les deux uniques moments difficiles eurent lieu à Montréal et en Autriche. Hamilton termina cinquième sur un Circuit Gilles-Villeneuve dont il est maître et, au Red Bull Ring, il dût abandonner pour la première fois depuis le Grand Prix de Malaisie 2016.

valtteri bottas: 8

La deuxième saison chez Mercedes du Finlandais a mal débuté, avec un accident lors des qualifications de la première épreuve de la saison, en Australie. Par la suite, Bottas s’est ressaisi, en enchaînant de bons résultats. Cependant, il est passé proche de remporter au moins deux victoires. Au Bahreïn, il n’eut guère la chance d’attaquer Vettel au dernier tour. En Chine, il fut dépassé par Daniel Ricciardo, qui avait changé de stratégie en pleine période de Voiture de sécurité. Par contre, la course lui ayant fait mal fut en Azerbaïdjan. Alors qu’il menait à l’entame du dernier tour, Bottas roula sur un débris laissé en piste et son pneu éclata, le forçant à abandonner.

Malgré sa série de malchance, Valtteri Bottas a été solide après la mésaventure à Melbourne. Oui, Toto Wolff l’a qualifié de « wingman sensationnel », mais il est bien plus que ça. Sa prolongation de contrat pour 2019 est amplement méritée.

Ferrari

Sebastian Vettel: 8.75

L’Allemand de 31 ans, tout comme Hamilton, est à la conquête d’un cinquième championnat des pilotes. Sa saison a bien débuté, avec une victoire inespérée (et surtout chanceuse) en Australie. En revanche, celle au Bahreïn était méritée. Malgré des bourdes commises sous pression (Bakou et Hockenheim sont deux gros exemples), Vettel a été très bon, en faisant ce qu’il pouvait avec une Ferrari possiblement meilleure que la Mercedes. Oui, il tire de l’arrière par 24 points après la ronde hongroise, mais il n’entend plus rire d’ici là.

kimi raikkonen: 8.25

Présentement à sa dernière année de contrat avec la Scuderia, Raikkonen se montre constant, comparé à l’an dernier. L’Homme de glace est sur une série de cinq podiums consécutifs (de la France à la Hongrie) et compte huit top 3 actuellement. Sans être spectaculaire pour autant, Raikkonen a offert des performances assez bonnes pour permettre à Ferrari de rester dans la lutte pour le titre des constructeurs. Il a deux abandons dont il n’est pas responsable (erreur dans les puits à Sakhir et un turbo a rendu l’âme en Espagne).

Alors qu’on discute de son avenir pour 2019, le doyen du championnat nous rappelle qu’il est encore capable de nous offrir de belles prestations. Cependant, il doit (re)commencer à gagner. Ça fait cinq ans qu’il n’a pas goûté au champagne de la victoire (Australie 2013, avec Lotus).

REd Bull

Daniel Ricciardo: 8

La dernière saison de Daniel Ricciardo avec Red Bull est mi-figue mi-raisin. D’un côté, il y eut deux très belles victoires en Chine et à Monaco; de l’autre, des abandons sur des problèmes de groupe propulseur. C’est dommage, car, en arrivant à Montréal, l’Australien se retrouvait dans la course au titre. Maintenant qu’il s’est joint à Renault pour deux saisons dès 2019, il aura moins de pression pour enchaîner de meilleurs résultats.

Max Verstappen: 7.75

Max Verstappen aurait pu obtenir une bien meilleure note, n’eut été de ses nombreuses erreurs au cours des six premiers Grands Prix de la saison. Accidents, tête-à-queue, accrochage avec un Allemand et son bro et des podiums gaspillés… Voici le bref résumé de la première partie de sa saison. Ensuite, il s’est tenu tranquille au Canada, accumulant des podiums (dont une victoire en Autriche). Comme avec Ricciardo, Verstappen a souffert des problèmes du moteur Renault Tag Heuer. On sait qu’il sera désormais un pilote numéro un (officieusement) en 2019, donc il devra continuer sur sa forme du programme triple.

Force India

Sergio Perez: 7

Oublions l’histoire de la mise en administration entamée en Hongrie. On se concentrera uniquement sur sa saison en piste.

Le Mexicain n’a pas eu un début de campagne facile, avec une VJM11 moins performante que sa prédécesseure. Cependant, personne ne s’attendait à ce qu’il dépasse Vettel à Bakou, pour terminer troisième Tel le titre du livre de feu Réjean Ducharme, c’était inespéré et inattendu (s’il vous plaît, ne me lancez pas des tomates)! Bref, Perez a continué à marquer des points importants pour Force India, cinquième au classement des écuries.

Esteban Ocon: 6.75

La campagne d’Ocon est à l’image de son coéquipier (moins le podium, bien entendu). Elle a mal commencé, mais a mieux performé au retour des F1 en Europe. Celui qui est reconnu pour sa constance en a eu beaucoup moins, finissant hors des points un peu souvent qu’en 2017. On ne sait pas s’il restera avec les roses l’an prochain, mais Ocon devra muscler son jeu (j’aime cette expression) dès la Belgique.

Williams

Lance Stroll: 5

La deuxième saison du Canadien en Formule 1 est plus difficile qu’en 2017. Avec une Williams plus que décevante (je tente d’écrire poliment), c’est compliqué pour lui de prouver qu’il mérite d’être dans la catégorie reine du sport automobile. Heureusement pour la famille Williams, il a inscrit les seuls points de l’écurie, en terminant huitième lors du Crashfest à Bakou. Il a quand même gardé sa réputation d’effectuer d’excellents départs, mais il dût reculer très souvent au classement, pendant la course.

Sergey Sirotkin: 5

La recrue russe est quelqu’un qui travaille dur avec son équipe, mais ne peut guère prouver quoi que ce soit avec la FW41. Il n’a toujours pas inscrit de points cette année, mais aurait bien pu le faire en Azerbaidjan, s’il n’avait pas été impliqué dans un accident au premier tour de la course. Si c’est peu reluisant en course, il a permis à Williams de bien se qualifier à quelques reprises (douzième à Bakou et en Allemagne).

Il faut se le dire: les chances que Williams termine plus haut que dixième sont aussi bonnes que celles de voir le Canadien de Montréal gagner la Coupe Stanley en 2018-19: nulles.

Renault

Nico Hulkenberg: 8

Le grand Allemand impressionne à sa deuxième campagne avec Renault. Il est le meilleur pilote du milieu de peloton, avec 52 points. Enregistrant une magnifique cinquième place en Allemagne, Hulkenberg est toujours à la recherche de ce premier podium tant attendu en F1. Sa meilleure chance était à Bakou, mais il commit une bourde, en tapant le mur. Dans une course où tout était possible, c’était son moment de briller. Malgré cela, on n’a rien d’autre à lui reprocher.

Carlos Sainz: 7

2018 est une drôle d’année pour Sainz. Il a eu de bonnes performances avec Renault, mais a aussi montré des signes d’inconstance. Le Grand Prix de Hongrie est un exemple parfait. Parti cinquième, suite à un très bon tour sous la pluie, il a chuté dans l’ordre pour aboutir à la neuvième place. Quand les opportunités se sont présentées pour lui, il a sous-performé et c’est Hulkenberg qui les a saisies. Alors que son prêt se termine bientôt, il devra prouver à Red Bull qu’il a ce qu’il faut pour succéder à Daniel Ricciardo, en 2019. Sinon, c’est avec McLaren qu’il se retrouvera (au moins, il sera peut-être coéquipier avec son idole, Fernando Alonso).

Toro Rosso

Brendon Hartley: 6

Après Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin, aura-t-on Les Hauts et les Bas de Brendon Hartley comme série télé? Le Néo-Zélandais a dû attendre à la quatrième manche de la saison pour s’inscrire au pointage (dixième à Bakou), avant de répéter l’exploit à Hockenheim. Par contre, il a eu très peu de fins de semaines propres et, lorsqu’il en eut au moins un, il termina à la porte des points (onzième en Hongrie). Tout comme Bottas, il a été malchanceux, mais s’il veut garder son siège pour 2019, il devra contribuer un peu plus.

Pierre Gasly: 7.25

Si Carlos Sainz a raté de bonnes opportunités, son collègue du programme de pilotes Red Bull, Pierre Gasly, a fait l’inverse. Si son fait saillant fut, évidemment, sa quatrième place à Sakhir, avec un moteur Honda (Fernando Alonso triggered.jpeg), il a été magistral à Monaco (sixième) et en Hongrie (cinquième). Pour sa première année complète en Formule 1, l’originaire de Rouen fait écarquiller bien des yeux.

Haas

Romain Grosjean: 6.5

Bien qu’il ait entre les mains la meilleure Haas jamais conçue jusqu’à présent, Romain Grosjean a marqué des points en Autriche, neuvième manche du calendrier 2018! Son abandon en Australie, alors qu’il roulait cinquième, n’est pas de sa faute, mais il a dû assumer la responsabilité des autres (surtout en Azerbaïdjan). Avec la saison folle des transferts en cours, il est important pour lui de mieux performer, car il se pourrait bien qu’il ne soit plus chez Haas en 2019.

Kevin Magnussen: 8

Kevin Magnussen est un pilote transformé. Celui qui avait la réputation d’être le « mauvais garçon du sport » est très constant, avec une Haas au rythme surprenant, cette année. Malchanceux avec l’histoire des arrêts aux puits manqués à Melbourne, le Danois a offert des points à presque toutes les courses en 2018. Avec la quatrième place de Grosjean en Autriche, Magnussen a terminé cinquième lors de la même épreuve, offrant à l’écurie américaine leur meilleur résultat en carrière.

McLaren

Fernando Alonso: 7.5

Avec un meilleur moteur que le Honda (légèrement), Alonso s’est démarqué lors de certaines courses. Après une belle cinquième position en Australie, le double champion du monde s’est retrouvé quatre autres fois dans le top 10, avant d’abandonner à Monaco et à Montréal. Malgré la baisse de régime de la voiture orangée, Alonso n’a jamais cessé de pousser au maximum. Reviendra-t-il en 2019?

Stoffel Vandoorne: 5.5

Le Belge, champion de GP2 en 2015, est très décevant. Oui, son coéquipier est une légende vivante de la Formule 1, mais quand on se fait lessivé 12-0 en qualifications, il n’y a quand même pas d’excuses. Il n’a pas marqué de points depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan et son meilleur résultat est une huitième place au Bahreïn. Il devra faire beaucoup mieux, s’il veut rester avec McLaren en 2019.

Sauber

Marcus Ericsson: 6.75

Beaucoup de gens le croyaient fini, mais Marcus Ericsson est dans la meilleure forme de sa carrière en Formule 1. Le Suédois, qui dispute sa quatrième saison avec Sauber, a mis fin à la longue disette de plus de deux ans sans points, avec une superbe neuvième place à Sakhir. Il se retrouvera deux autres fois dans le top 10 (dixième en Autriche et neuvième en Allemagne). Néanmoins, il est déclassé par son coéquipier, la recrue monégasque Charles Leclerc. À ce rythme, il pourrait marquer plus de points avant la fin de la saison, à Abou Dhabi. Ne le sous-estimez pas trop, par contre!

Charles Leclerc: 7.75

À sa première saison en Formule 1 comme titulaire, Charles Leclerc en met plein la vue. Nonobstant de ses trois premières courses, où il en a arraché, le Monégasque n’a cessé de se rendre en Q3 de manière presque consécutive et d’offrir de belles courses à Sauber. Si jamais Ferrari décidait de ne plus retenir les services de Kimi Raikkonen, il est quasiment assuré de voir Leclerc, membre de l’Académie des pilotes Ferrari, le remplacer l’an prochain.

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