Bulletin de notes Mexique 2018: Hamilton dans le club des 5

Ça y est: Lewis Hamilton est devenu champion du monde de Formule 1, pour la cinquième fois de sa carrière. En terminant quatrième et avec Sebastian Vettel deuxième, il rejoint Juan Manuel Fangio et Michael Schumacher comme quintuple champion.

Évidemment, n’oublions pas que Max Verstappen a remporté le Grand Prix du Mexique, devant Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen.

1- Max Verstappen (Red Bull): 10

Crédit: Motorsport Images

Il a été dominant pendant les essais libres, mais il a manqué la pôle position par 26 millièmes de secondes! Frustré d’avoir raté une chance inouïe de devenir le plus jeune pilote à décrocher la pôle, Max Verstappen a exécuté un excellent départ, passant devant Daniel Ricciardo pour prendre la tête.

Par la suite, sa gestion de pneus, sur une piste assez chaude, a été sans reproches. En effet, Verstappen a pu gagner ce Grand Prix mexicain avec un seul arrêt et sans ennuis de freins ou de moteur.

Comme il s’agit de sa deuxième victoire à Mexico City, on devrait surnommer cette course le « Grand Prix du MAXique »!

2- Sebastian Vettel (Ferrari): 8

Crédit: F1/Twitter

Le seul objectif de Sebastian Vettel, à Mexico, était de remporter cette épreuve et espérer que Lewis Hamilton termine huitième ou pire. Au départ, il a gardé sa quatrième position, bien qu’il ait été sous la menace de Valtteri Bottas.

Ensuite, avec un bon rythme et une usure de pneus médium, il s’est permis de dépasser Hamilton et Daniel Ricciardo. Il aurait certainement pu donner du fil à retordre à Verstappen.

Cette deuxième place est amplement méritée, étant donné les circonstances, mais il finira la saison comme vice-champion, pour la troisième fois de sa carrière.

3- Kimi Raikkonen (Ferrari): 6.5

En une semaine, Kimi Raikkonen est revenu à des habitudes régulières: se rendre sur le podium en ayant une course tranquille. Fort de sa victoire historique aux États-Unis, la semaine dernière, le Finlandais n’avait aucunement le même rythme que son coéquipier.

Pendant la première séquence d’arrêts aux puits, Raikkonen a tenté de retenir Hamilton et Ricciardo, afin que Vettel puisse revenir devant eux, après son ravitaillement. Cependant, les deux pilotes derrière lui l’ont dépassé en l’espace de quelques mètres.

Il se retrouve sur le podium grâce à un arrêt supplémentaire de Valtteri Bottas et l’abandon crève-cœur de Ricciardo. Par contre, ce fut une performance ordinaire de sa part.

4- Lewis Hamilton (Mercedes): 7

Oui, Lewis Hamilton est désormais un quintuple champion du monde, mais son Grand Prix du Mexique ne fut pas de tout repos.

Hamilton s’est qualifié troisième, aux côtés de Vettel, mais a réussi son départ. Cela lui a permis de se retrouver devant Ricciardo et de manière sauve pour sceller l’issue du championnat.

L’énorme hic auquel Hamilton a dû faire face était la dégradation extrême des pneus. Ses ultra-tendres (violets) n’ayant pas tenu le coup, il a opté rapidement pour le seul train de pneus super-tendres (rouges) disponibles. Encore là, des cloques se sont formées sur ces gommes et un deuxième arrêt fut nécessaire.

Cela s’ajoute au fait que Vettel et Ricciardo l’ont dépassé et qu’il a effectué une sortie de piste aux virages 1, 2 et 3.

Néanmoins, il s’est classé dans le top 7 requis pour être sacré champion du monde 2018.

5- Valtteri Bottas (Mercedes): 6

Encore une fois, Bottas est presque passé inaperçu. Il n’avait tout simplement pas le rythme espéré pour obtenir un podium.

À l’instar de son coéquipier, le Finlandais a souffert de l’usure de pneus incommensurable sur l’Autodrome Hermanos Rodriguez et d’une Mercedes sous-performante. Il a même été le seul pilote à effectuer trois arrêts!

Il ne lui reste plus que deux Grands Prix pour remporter au moins une course, étant donné que son rôle de wingman est désormais inutile.

6- Nico Hulkenberg (Renault): 9

Crédit: Motorsport Images

Nico Hulkenberg mérite amplement sa note de 9 sur 10, car il permet à Renault d’inscrire de gros points, après une performance sans faille à Austin, il y a sept jours.

Au volant d’une Renault parfaitement fonctionnelle à deux kilomètres du niveau de la mer, l’Allemand n’a commis aucune erreur, bien qu’il ait perdu une position au premier tour aux dépens de Carlos Sainz.

Après un petit passage à vide, Hulkenberg revient en force et permet à l’écurie française de détenir trente points d’avance sur Haas, dans l’éternelle lutte pour le quatrième rang des constructeurs.

7- Charles Leclerc (Sauber): 8.5

Crédit: Alfa Romeo Sauber F1 Team

Similairement à Hulkenberg, Charles Leclerc a offert une performance exceptionnelle, surtout à son tout premier Grand Prix du Mexique.

Parti neuvième sur la grille, Leclerc a préféré débuter l’épreuve avec les pneus hyper-tendres (roses), qui se désagrégeaient très rapidement. Avec un très bon rythme et un gestion de gommes exemplaire, la recrue parvient à inscrire des points, après deux abandons hors de son contrôle.

8- Stoffel Vandoorne (McLaren): 8.5

Oui, vous avez bien lu! Stoffel Vandoorne se retrouve dans les points, pour la première fois depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan (il avait fini neuvième).

Samedi, ce fut la même routine: battu par Fernando Alonso aux qualifications (la marque est maintenant 19 à 0 pour l’Espagnol, cette saison). Par contre, le Belge est resté loin du trouble au départ, même s’il a perdu quatre places au tour initial.

Heureusement, sa stratégie d’un arrêt a fonctionné à merveille et il a pu grappillé quelques positions, afin d’obtenir un top 10 important pour lui et pour McLaren.

9- Marcus Ericsson (Sauber): 8

Crédit: FIA

Encore une fois, Marcus Ericsson réalise une bonne course, sachant qu’il aura un poste de réserviste chez Sauber en 2019. Tout comme Leclerc, le Suédois a commencé le Grand Prix avec les hyper-tendres et a contrôlé ses pneus de belle manière.

Il n’a pu résisté aux attaques de Sergio Perez, galvanisé par sa course locale, mais au moins il donne deux points supplémentaires à son équipe, qui passe devant Toro Rosso au huitième rang du classement des constructeurs.

Certes, Charles Leclerc a été la vedette de l’écurie suisse, mais Marcus Ericsson mérite aussi des éloges, alors qu’il réalise sa meilleure saison en Formule 1.

10- Pierre Gasly (Toro Rosso): 7.75

Crédit: Motorsport Images

Parti bon dernier, après avoir récolté une (autre) pénalité de grille pour un changement de moteur, Pierre Gasly s’est battu pour obtenir le dernier point disponible.

Il s’est débarrassé des hyper-tendres après seulement cinq tours, pendant la Voiture de sécurité virtuelle, et a donc choisi une stratégie à deux arrêts. Lors de son deuxième relais, il a livré un duel agressif avec son ancien ami d’enfance, Esteban Ocon, qu’il gagnera. La onzième position est devenue une dixième place, avec l’abandon de son prédécesseur chez Red Bull, Daniel Ricciardo.

Pour Gasly, il s’agit d’une première présence dans le top 10 depuis le Grand Prix de Belgique.

11- Esteban Ocon (Racing Point Force India): 6

N’ayant pu atteindre la Q3 samedi, la course d’Esteban Ocon ne fut aucunement reposante. En fait, sa Force India a été pas mal endommagée en 71 tours.

Tout d’abord, le Français et Nico Hulkenberg se sont accrochés dans les premiers virages, ce qui l’a forcé à s’arrêter aux puits. Ensuite, Brendon Hartley entre en contact avec lui et reçoit une pénalité de cinq secondes. À la fin, Ocon et Gasly se tapent, causant des dommages supplémentaires au bolide rose.

Il finit hors des points, ce qui n’a pas aidé la cause.

12- Lance Stroll (Williams): 6

Crédit: FIA

La routine pour Stroll: qualification en fond de grille et très bon départ le lendemain.

Sa douzième place en course est majoritairement due aux abandons de voitures devant lui, mais il a livré une performance sûre au volant de sa Williams.

13- Sergey Sirotkin (Williams): 6

Crédit: FIA

La course de Sirotkin est un copier-coller de la prestation son coéquipier. Le Russe, dont l’avenir avec Williams est incertain, a réussi à garder les deux Haas derrière.

14- Brendon Hartley (Toro Rosso): 5

Malgré une sixième place aux libres du vendredi après-midi (et devant les deux Mercedes), Brendon Hartley n’a guère atteint la Q3, se qualifiant quatorzième sur la grille de départ.

S’étant départ de ses pneus super-tendres au premier tour, le Néo-Zélandais réalisait une course correcte, mais a gâché sa journée en tapant Esteban Ocon et en accumulant cinq secondes de pénalité à son résultat final.

Au final, la douzième position au drapeau à damier s’est transformée en un quatorzième rang.

15- Kevin Magnussen (Haas): 5

Crédit: FIA

Depuis le retour des vacances, au Grand Prix de Belgique, les performances de Kevin Magnussen ont chuté, surtout après un début de saison remarquable.

Au Mexique, ça n’allait guère mieux. Le Danois n’a jamais été en position de marquer des points. Même la potion magique de Panoramix ne pouvait aider Magnussen, parti dix-huitième. Le point positif (si c’en est un) est qu’il termine devant son coéquipier.

16- Romain Grosjean (Haas): 4.5

Même chose pour Romain Grosjean, qui a servi sa pénalité de trois places sur la grille pour avoir causé une collision avec Charles Leclerc aux États-Unis.

Le rythme du Français n’était guère meilleur, mais il a évité les soucis, étant donné qu’il est sous la menace d’une suspension d’une course.

DNF- Daniel Ricciardo (Red Bull): 8.25

« Hello darkness, my old friend… » (Crédit: Red Bull/Twitter)

Si jamais vous croisez Daniel Ricciardo, donnez-lui beaucoup d’amour.

L’Australien a enregistré un huitième abandon cette saison, cette fois-ci sur un problème d’embrayage qui aurait débuté au sixième tour.

Après avoir arraché la pôle position à Max Verstappen par 26 millièmes de secondes, Ricciardo a perdu la tête (au sens figuré) au départ, avec Verstappen et Hamilton qui sont passés devant lui. Outre ce moment, il est resté dans la cible du podium, s’est payé la traite face au nouveau quintuple champion et a tenté de garder sa deuxième position.

Avec moins de dix tours à disputer, l’embrayage le laisse tomber. Raison de plus d’être enragé et d’abîmer les pauvres murs de sa chambre.

Il nous a offert une belle course, mais, encore une fois, la fiabilité lui prive d’excellents résultats.

DNF- Sergio Perez (Racing Point Force india): 8

Malgré un abandon sur des soucis de freins, Sergio Perez a offert à ses partisans un bon spectacle, entre autres avec une belle bataille avec Marcus Ericsson.

Parti hors du top 10, le Mexicain a profité d’un train de pneus supplémentaires pour tracer son chemin vers une sixième ou une septième position accessible. L’ennui mécanique l’empêche donc de marquer des points à sa course locale pour une quatrième édition consécutive. N’empêche, il mérite une bonne note pour sa course en général.

DNF- Carlos Sainz (Renault): 7

Crédit: FIA

Pour un deuxième Grand Prix du Mexique de suite, Carlos Sainz est contraint à l’abandon. C’est une frustration pour le jeune pilote espagnol, car sa fin de semaine était sans reproche, plaçant sa Renault dans le top à toutes les séances chronométrées.

En plus, il a réussi à prendre une place à Nico Hulkenberg au départ et de venir titiller Kimi Raikkonen pendant quelques mètres. Bien qu’il roulait pour aller chercher des points capitaux pour Renault, mais un problème électrique a ruiné sa journée.

DNF- Fernando Alonso (McLaren): non noté

Plus rien ne va pour Fernando Alonso, avec deux courses à disputer à la saison. De sa douzième place, le double champion du monde a été obligé d’éviter en vain les débris provenant de la Force India d’Esteban Ocon. Un morceau de l’aileron avant rose s’est logé dans le radiateur de la McLaren, ce qui allait causer une possible surchauffe. Il n’y avait aucune chance qu’il continue dans cet état.

Avec son retrait au troisième tour, Alonso ne pourra pas rejoindre ou dépasser Michael Schumacher au nombre de tours parcourus en F1.

Pas de bol pour l’Espagnol, en cette fin de carrière dans cette catégorie.

 

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