Bulletin de notes Hongrie 2018: Hamilton part du Hungaroring serein

« C’est le temps des vacances », comme le chantait si bien Pierre Lalonde! Le Grand Prix de Hongrie maintenant terminé, il est temps de plier bagages, de partir du Hungaroring et de se reposer pour un mois. Avant tout, c’est l’heure du traditionnel bulletin de notes de cette douzième étape du championnat du monde.

1- Lewis Hamilton (Mercedes): 10

Avec une voiture supposée être la troisième plus rapide sur le Hungaroring, Lewis Hamilton a amené sa Mercedes au sommet grâce à un pilotage remarquable. Il ne faut pas oublier son tour exceptionnel, lors de la séance de qualifications très pluvieuse, la veille. Le jour de la course, on pensait que Ferrari réussirait à défier Mercedes, mais le Britannique devenait une proie difficile à attraper, de tour en tour.

2- Sebastian Vettel (Ferrari): 7.5

Une semaine après avoir envoyé sa voiture rouge dans le mur, Vettel n’avait pas le choix que de d’être parfait en Hongrie. Dès qu’il s’est qualifié quatrième sous la pluie, la tâche de revenir en avant-plan serait plus ardue. Pourtant, il a réussi à dépasser Raikkonen au départ, mais c’est tout. Sa stratégie en pneus tendres (jaunes) a fonctionné vainement. Cependant, son dépassement sur Valtteri Bottas, pour la deuxième place, était utile pour limiter les dégâts.

3- Kimi Raikkonen (Ferrari): 7.5

Tel père, tel fils. (Image: FOM)

À l’inverse, Raikkonen a connu un bonne course pour la Scuderia. Malgré avoir perdu une place au départ, aux dépens de Vettel, le Finlandais a maintenu un bon rythme. Par contre, son écurie a changé sa stratégie pour qu’il s’arrête deux fois et pour forcer Mercedes à faire de même. L’Homme de glace a profité de la bourde de son compatriote pour s’emparer de la troisième place, montant sur le podium pour la neuvième fois au Hungaroring (un record).

4- Daniel Ricciardo (Red Bull): 8

Après une séance de qualifications horrible, Daniel Ricciardo a absolument rebondi le lendemain. Parti douzième sur un circuit favorable à la Red Bull, l’Australien a été impliqué dans un mini-contact avec Marcus Ericsson, le reléguant à la seizième place. Suite à cela, il a remonté le peloton jusqu’en quatrième position, bien qu’il ait été frappé par Valtteri Bottas dans les derniers tours. Une très belle course pour un pilote qui devrait sécuriser son avenir en Formule 1.

5- Valtteri Bottas (Mercedes): 6

Tout allait bien pour Bottas, avant qu’il ne commette des dégâts en fin de course. Bien qualifié en deuxième place, sous la pluie, le Finlandais a réussi à bloquer les deux Ferrari, en plus de réaliser un bon premier relais. Cependant, ses pneus tendres (jaunes) étaient pas mal finis quand Vettel a effectué son dépassement. Bottas tenta de reprendre de force sa deuxième position au virage 2, mais heurta la voiture de l’Allemand. La collision laissa des dommages minimes mais importantes à l’aileron avant. Comme si ce n’était guère assez, Bottas eut la « brillante » idée d’entrer en contact avec la Red Bull de Daniel Ricciardo. S’il s’en est sorti avec le cas Vettel, il s’est pris dix secondes de pénalité pour l’autre accident. Pour comble d’insulte, son patron, Toto Wolff, l’a qualifié de « sensational wingman (ailier sensationnel) ».

6- Pierre gasly (toro Rosso): 9

Image: Toro Rosso

Après un petit passage à vide, Pierre Gasly a réussi à impressionner le monde de la Formule 1 pour une deuxième fois cette année. Non seulement il s’est qualifié sixième au Hungaroring mouillé (et avec les BONS pneus pluie), mais il a été constant tout au long de l’épreuve. Quand un pilote gère 32 tours avec la gomme la plus molle (that’s what she said), ça veut dire qu’il comprend comme ces pneus fonctionnent. À son deuxième relais, Gasly ne cessait d’améliorer ses temps personnels. En plus, il a le luxe d’être le seul pilote à terminer sur le tour du meneur, au classement final de la course. Grosse fin de semaine pour le Français.

7- Kevin Magnussen (haas): 7

Bien qu’il soit parti devant Romain Grosjean −encore une fois−, Kevin Magnussen a fini septième, mais ne pouvait rattraper Pierre Gasly. Le Danois, qui s’est démarqué l’an dernier pour son insulte légendaire à l’endroit de Nico Hulkenberg, a défendu sa position PROPREMENT face à Ricciardo, avant de céder sa place. Malgré cela, finir septième sur un circuit faible pour eux est une mission accomplie.

8- Fernando Alonso (McLaren): 8

Lequel de ces Fernando Alonso a terminé septième? (Joyeux anniversaire, Nando!) (Image: Sutton Images)

Pour son 37ème anniversaire de naissance, Fernando Alonso s’est offert un beau cadeau: une huitième place et des points importants pour McLaren. Sa onzième place aux qualifications était tout ce qu’il pouvait nous offrir (parce qu’il pleuvait beaucoup trop pour un tour lancé). En course, il a brillé en restant en piste, passant devant Carlos Sainz et Brendon Hartley.

9- Carlos Sainz (Renault): 6.5

Les performances réalisées le samedi ont été effacées par une course moyenne de la part de Carlos Sainz. Le jeune Espagnol, dont l’avenir avec Renault est incertain, a glissé jusqu’à la huitième place au départ, lui qui partait cinquième. Sainz en a arraché avec son rythme en pneus tendres (jaunes). En plus, Alonso a réussi à passer devant lui, juste en allongeant son relais en piste. Heureusement, Sainz marque deux points pour le Losange français, mais la manière d’y parvenir devra être revue.

10- Romain Grosjean (Haas): 6

Senti bloqué par Max Verstappen en Q3, Romain Grosjean n’a pu faire mieux que de se qualifier dixième. D’ailleurs, Verstappen fut blanchi de toutes « accusations » retenues contre lui. Bref, sa frustration passée, le Français ne put gagner des places, complétant le premier tour deux places plus bas. Tout comme son coéquipier, Grosjean n’a jamais été en mesure de se battre pour des places. Cependant, il a profité de la Voiture de sécurité virtuelle pour s’immiscer devant Brendon Hartley. De plus, Grosjean hérita du dernier point disponible, grâce à l’abandon de Stoffel Vandoorne. Ceci étant dit, il n’a pas tant impressionné.

11- Brendon Hartley (Toro Rosso): 7

Tout comme son coéquipier Pierre Gasly, Brendon Hartley a connu une bonne fin de semaine en Hongrie. Malheureusement, il ne marque pas de points, après avoir atteint la Q3 pour la première fois de sa carrière. Le Néo-Zélandais, fort de son point en Allemagne, ne put profiter du mauvais départ de Sainz pour rester dans le top 10. Il s’est fait avoir par les deux McLaren et par Romain Grosjean, en termes de stratégie, le reléguant en onzième position. Au moins, il aura été bon tout au long du week-end.

12- Nico Hulkenberg (Renault): 5

La semaine dernière, chez lui (en Allemagne), Hulkenberg a fini cinquième. La semaine suivante, il récolte une note de… 5. Pour faire oublier la frustration des qualifications du samedi (éliminé en Q2, parce que Renault n’a pas mis beaucoup d’essence dans sa voiture), il a effectué un bon départ. Lui aussi surpris par la stratégie des McLaren, l’Allemand n’a été guère impressionnant avec les pneus médiums (blancs). Un deuxième arrêt aux puits, pendant la Voiture de sécurité virtuelle, ne pouvait pas plus l’aider. Le relais en gommes ultratendres (violettes) fut pareil avec celles en blanc.

13- Esteban Ocon (Force India): 5

L’écurie Force India a connu la pire fin de semaine de leur histoire. Les problèmes hors-pistes ont été un sujet d’actualité brûlant dans les nouvelles et leurs deux pilotes, Sergio Perez et Esteban Ocon, n’ont pas réussi à se rendre en Q2. Pour ce dernier, il n’a jamais été en mesure de se rendre dans le top 10, malgré un bon départ.

14- Sergio Perez (Force India): 5

Probablement une des pires fins de semaine de Sergio Perez en F1.

La même chose s’applique pour le Mexicain. Celui qui a placé son écurie en redressement judiciaire, pour le bien des 400 employés, ne l’a pas eu facile. Lui aussi n’a jamais été dans le coup pour marquer des points pour l’équipe indo-britannique. Les vacances seront possiblement pénibles pour Force India. On leur souhaite de régler la situation au plus vite.

15- Marcus Ericsson (Sauber): 5

On félicite Marcus Ericsson d’avoir battu Charles Leclerc en qualifications pour la première fois depuis le GP de Bahreïn, mais pas pour sa course. Il a été impliqué dans un contact avec Ricciardo, l’envoyant un peu dans les airs (sans dommages apparents). Normalement bon pour étirer les relais avec des pneus plus durs que les autres, le Suédois fut fantomatique. Celui avec les médiums n’a pas fonctionné et il a fini l’épreuve avec deux tours de retard. Ouille!

16- Sergey Sirotkin (Williams): 3

Pour être honnête, on n’a pas grand chose à dire sur le Russe. En fait, oui: il n’a toujours pas marqué de points et il est le seul à ne pas l’avoir fait. Fin de l’histoire.

17- Lance Stroll (Williams): 3

Image: Sutton Images

Bien qu’il se soit rendu en Q2, Lance Stroll ne put améliorer son sort. Le Canadien partit en tête-à-queue, brisant son aileron avant. Originalement qualifié quinzième, il dût opter pour un vieil aileron, signifiant un départ de la ligne des puits (modifications faites sous les conditions de Parc fermé). Même partir en médiums pour finir en ultratendres ne fut aucunement suffisant pour lui. Il terminera, au final, dix-septième.

DNF- Stoffel Vandoorne (McLaren): 7.5

Image: FOM

Ce serait une évidence que de constater que Stoffel Vandoorne n’était pas content, dimanche vers 17h (heure locale). Suite à des courses misérables, le Belge allait réaliser une de ses plus belles performances de l’année. Il roulait neuvième, après avoir bluffé les autres pilotes derrière (stratégie payante!), mais malheureusement, la boîte de vitesse le lâcha injustement. Disons que ce n’était pas le moment de souffrir de pépins mécaniques, surtout en Hongrie.

DNF- Max Verstappen (Red Bull): 6.5

Bonne nouvelle, Max: c’est le temps des vacances! (Image: Zak Mauger | LAT Images)

Pourtant très bon sous la pluie (NDLR: Brésil 2016), Max Verstappen en a arraché en qualifications. Il a été chronométré avec le septième meilleur temps, derrière une Renault et une Toro Rosso-Honda! Ça doit faire mal à l’orgueil chez Red Bull. En course, le Néerlandais n’aura roulé que cinq maigres tours, suite à une perte de puissance dans le groupe-propulseur Renault. Cela a mené à une tirade remplie de mauvais mots.

DNF- Charles Leclerc (Sauber): Non classé

Image: FOM

Fort de plusieurs bonnes courses, le Monégasque n’a pas été tant impressionnant en Hongrie. Aussi, son Grand Prix était court. Après avoir été la viande dans le sandwich Force India (lire « pris entre les deux voitures roses »)

Démarrez une conversation

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *