Bulletin de notes Allemagne 2018: quand Hamilton triomphe chez Vettel

Alors qu’on pensait que Sebastian Vettel allait finalement gagner à Hockenheim, il sort de piste et finit son Grand Prix national dans le mur. Cet abandon de Vettel permet à Lewis Hamilton de triompher pour la quatrième fois en Allemagne. Parti quatorzième, Hamilton a réalisé une course sans erreur. Valtteri Bottas termine deuxième et Kimi Raïkkönen complète le podium. Voici donc le bulletin de notes des pilotes, suite au magnifique Grand Prix d’Allemagne 2018.

1- Lewis Hamilton (Mercedes): 10

Image: FOM

Dans son cas, on n’a rien à critiquer. Quelle course exceptionnelle de Lewis Hamilton, qui n’a (presque) commis aucune erreur en piste. Il a réussi à transformer sa vive déception après son abandon aux qualifs du samedi en une motivation supplémentaire pour se donner à fond. L’idée de débuter la course en pneus tendres (jaunes) pour la terminer avec les ultratendres (violets), malgré l’averse, aura rapporté gros, peu importe la destinée de Vettel. C’est la première fois qu’Hamilton gagne en partant de l’extérieur du top 10. De plus, il reprend la tête du championnat, avec une course à faire avant les grandes vacances.

On excusera le petit écart de conduite de sa part.

2- Valtteri bottas (mercedes): 9

Autre solide performance de Valtteri Bottas, qui permet à Mercedes de reprendre la tête du championnat des constructeurs. Si son tour lancé a laissé Toto Wolff « pantoite » (salut, Line Beauchamp), sa course le fut tout autant. Malheureusement, à la sortie de la Voiture de sécurité, les mécaniciens ont été brouillons pour chausser de nouveaux pneus au Finlandais.

Outre ce moment, il a tenté d’attaquer son propre coéquipier, mais ce dernier a résisté. Quand on lui a demandé de maintenir sa position (ce qu’il a accepté de faire), il n’a pas bronché face à son compatriote Kimi Raïkkönen, défendant sa belle deuxième place. Avec ce doublé argenté, c’est une belle manière d’honorer la prolongation de contrat pour 2019.

3- Kimi Raïkkönen (Ferrari): 8

L’autre Finlandais n’aura pas à rougir de son quatrième podium consécutif. Raïkkönen avait une bonne stratégie entre les mains, revenant devant Bottas lors de la première fenêtre d’arrêt aux puits. Malheureusement, il ne put garder son deuxième rang, attaqué par le pilote Mercedes quand la pluie tomba soudainement. Aussi, il joua bien le rôle de numéro deux, laissant passer Vettel. On a donc appris que si jamais on veut lui dire de ne pas céder, il faudra le lui dire concrètement.

Ceci étant dit, il aurait bien pu gagner cette course.

4- Max Verstappen (Red Bull): 7.5

Ce fut une journée mouvementée pour Verstappen. Malgré sa stagnation de position au premier tour, le Néerlandais s’est montré compétitif. Il n’aspirait peut-être pas à un podium, mais au moins il s’est tenu tranquille. Cependant, une décision trop ambitieuse de l’amener dans les puits pour des gommes intermédiaires a ruiné toutes ces chances. Au moment de revenir pour mettre des tendres, sous la Voiture de sécurité, il venait de limiter les dégâts.

5- Nico Hülkenberg (renault): 8.75

Encore une fois, Nico Hulkenberg ramène un gros résultat pour Renault. Déjà excellent en qualifications, il réussit à gagner une position au départ. Ensuite, il fut bien fonctionner sa stratégie d’un arrêt aux puits, mais la pluie arrivant, il opta pour un passage aux gommes intermédiaires. Une décision regrettable, mais sans conséquences. Au final, il finit encore une fois comme le meilleur des autres.

6- Romain Grosjean (Haas): 7.5

Pour la deuxième (!) fois de la saison, Grosjean se retrouve dans les points. Déjà constant pendant la fin de semaine, le Français s’est qualifié sixième, derrière son coéquipier Kevin Magnussen. Il est resté très propre et ne s’est pas laissé déconcentré par une riposte défensive de Sergio Perez. Tout comme certains, il s’est ravitaillé pour des intermédiaires qui ne furent pas nécessaires. Après être revenu aux stands pour chausser des ultratendres, il s’est occupé de reprendre les positions perdues. En quelques tours, Grosjean est passé de dixième à sixième.

Ce sont ces genres de course qui pourraient aider le Franco-Suisse à préserver son volant chez Haas en 2019.

7- Sergio Perez (Force India): 7.5

Perez conserve son record de courses avec points à Hockenheim, avec une belle septième place. Le Mexicain a été assez rapide, se retrouvant souvent dans le top 10. De plus, il a fait fi du manque de rythme de sa Force India pour se battre avec les Haas et les Renault. Malheureusement, un arrêt aux puits un peu lent et un tête-à-queue sous la pluie ont été des points négatifs de son Grand Prix.

8- Esteban Ocon (Force India): 8

Ce n’était surtout pas une première élimination en Q1 en plusieurs Grands Prix (Monaco 2017) qui allait empêcher Ocon de marquer des points. Le jeune Français a réalisé un excellent départ et a fait durer ses pneus assez longtemps, malgré la pluie, pour terminer huitième.

9- Marcus Ericsson (Sauber): 7

Ce sont deux bons points récoltés par un Marcus Ericsson dont on n’attendait pas dans le top 10. Il a atteint la Q2, partant treizième et, comme à son habitude, était un des derniers pilotes à s’arrêter aux puits. Décidant de rester avec les gommes slicks en dépit de la pluie, il s’est retrouvé dans les points, terminant brillamment neuvième.

10- Brendon Hartley (Toro Rosso): 8

Enfin épargné de la malchance, Hartley marque un point pour la première fois depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan, en avril dernier. Oui, il a été éliminé en Q1, mais il a suivi son chemin de petit bonhomme jusqu’aux points, en décidant de rester en piste avec les pneus secs. À l’origine, il a franchi la ligne d’arrivée onzième, mais une pénalité de dix secondes à Carlos Sainz l’a promu dixième.

11- Kevin Magnussen (Haas): 6.5

Excellent samedi, en se qualifiant sixième, Magnussen s’est retrouvé exclu du top 10. Pourtant, lui et Grosjean avaient presque la même stratégie, mais le Danois s’est retrouvé à la traîne, ne pouvant passer Hartley dans les derniers tours. Fin de course décevante pour le fils de Jan Magnussen.

12- Carlos Sainz (Renault): 6

Carrément en déficit face à Hülkenberg, Sainz n’a pas une bonne journée facile en Allemagne. D’abord parti huitième, il a perdu deux places au premier tour. Lui aussi s’est fait prendre par le pari raté des intermédiaires, mais aussi par les commissaires pour un dépassement sous la présence de Voiture de sécurité. Il aurait pu marquer un point, mais il ne termine que douzième, les dix secondes de pénalité ajoutées.

13- Stoffel Vandoorne (McLaren): 5

Image: FOM

Le pauvre Belge va surement oublier son premier Grand Prix d’Allemagne à vie. Il s’est classé dernier dans les quatre séances chronométrées, avec des ennuis de châssis. Pendant la course, il ne s’est battu qu’avec Pierre Gasly pour le dernier rang, avant de souffrir d’autres problèmes et on pensait qu’il allait abandonner. Heureusement pour lui, il est resté avec les pneus slicks et a pu grimper de quelques positions.

14- Pierre Gasly (Toro Rosso): 5

Relégué en fond de grille après un changement de moteur de dernière minute, Gasly a tout fait pour revenir dans le milieu du peloton. Heureusement, sa stratégie AVANT la pluie a été bonne, étant donné qu’il a bien géré ses pneus. C’est ce qui s’est passé APRÈS qui aura été catastrophique.

Qui a eu la brillante idée de mettre les pneus pluie sur une surface pas très mouillée?! Cela l’a mené à terminer à un tour du vainqueur.

15- Charles LECLERC (SAUBER): 6

Image: Sutton

Pour une troisième fois en quatre courses, Leclerc s’est rendu en Q3, se qualifiant neuvième. Ensuite, il se battait pour des points avec Fernando Alonso et compagnie. Malheureusement, il faisait partie de ceux qui sont passés en pneus intermédiaires. Cela voulait donc dire de retourner aux puits pour des secs, le reléguant aussi à un tour de Lewis Hamilton. Notons aussi son beau tête-à-queue en 360 degrés, au virage 1.

16 (NOn classé)- Fernando Alonso (McLaren): 6

Oui, Alonso s’est qualifié onzième, le meilleur résultat un samedi depuis le Grand Prix de Monaco, mais sa course était étonnamment silencieuse. Il a chuté au classement, au fur et au mesure que l’épreuve avançait. De plus, il fut un des premiers à opter pour les pneus de type mouillé. Une mauvaise idée, en tout cas. Malheureusement, il dût abandonner à deux tours de la fin, en raison d’un problème de boîte de vitesses.

Non classé- Lance Stroll (Williams): 5

Les samedis se suivent et se ressemblent pour Lance Stroll. Alors que son coéquipier s’est rendu en Q2, le Canadien a fait honneur à sa réputation: il s’est qualifié dix-neuvième et est parti dix-septième. Il se battait avec Brendon Hartley, mais ce dernier a marqué le dernier point disponible. Donc, Lance n’avait pas la possibilité de se rendre dans le top 10. La même rengaine pour lui: arrêt aux puits pour des intermédiaires qui s’avérait infructueux. Au final, il abandonna pour des ennuis de freins.

Non classé- Sebastian Vettel (Ferrari): 7

Tout allait si bien pour Vettel. Il a réalisé le meilleur tour lancé de sa vie (selon ses propres dires) et s’en allait vers une deuxième victoire à la maison. Tout à coup, une simple petite erreur au Stadium l’a mené à l’abandon qui lui a coûté cher.

Après son premier relais, l’Allemand se retrouvait derrière Raïkkönen, qui dût le laisser passer pour qu’il reprenne la tête. Il a dû s’arranger pour creuser l’écart avant le moment fatidique. Malheureusement, son accident permet à Lewis Hamilton de reprendre la tête du championnat avec 17 points d’avance.

Non classé- Sergey Sirotkin (williams): 6

Enregistrant sa meilleure séance de qualifications en carrière, la course de Sirotkin ne s’est pas passée comme prévue. Alors que c’était l’anniversaire de Claire Williams samedi, le Russe voulait lui offrir un beau cadeau: ses premiers points en Formule 1. Cependant, il a reculé au classement, avant d’abandonner sur une fuite d’huile.

Est-ce que la Hongrie, dimanche prochain, sera la bonne pour Sergey Sirotkin?

NON CLASSÉ- Daniel Ricciardo (Red Bull): 7

Image: FOM

Daniel Ricciardo savait déjà qu’il partirait en fond de grille, vu que Red Bull avait décidé de changer toute sa puissance moteur avant le Grand Prix. Il a fait son possible pour donner des compte-rendus intéressants à son écurie, sachant que la voiture étant quand même rapide. Étant le seul à débuter la course avec la gomme médium (blanche), le très long relais était important, surtout pour se hisser dans le top 10. C’est ce qu’il fut avec brio, se retrouvant sixième, avant de voir son nouveau moteur rendre l’âme après 27 tours.

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