Avant-goût Australie 2019: et c’est un départ!

L’attente est maintenant terminée! La nouvelle saison de Formule 1 commencera, comme d’habitude, en Australie. On s’attend à un autre duel titanesque entre Sebastian Vettel et Lewis Hamilton, ainsi qu’une bataille très serrée au milieu du peloton.


F1 2019: prédiction de l’ordre des écuries pré-Australie

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Si l’univers de la F1 a très hâte à la première course en 2019, il a été ébranlé par la mort tragique de Charlie Whiting, le directeur de course F1 auprès de la FIA, jeudi matin (heure d’Australie).

Whiting est décédé des suites d’une embolie pulmonaire, à l’âge de 66 ans. Membre de la FIA depuis 1988, le Britannique est devenu directeur de course en 1997. Auparavant, il a débuté sa carrière en Formule 1 en 1977, comme ingénieur chez Hesketh et, ensuite, avec Brabham dans les années 1980.

Whiting était adoré par les pilotes, car il tenait à leur sécurité. Il a toujours cherché à améliorer les conditions de course des participants. Aussi, il imposait son respect non seulement pour ses actions en piste, mais aussi pour sa bonne humeur et sa joie de vivre. Les pilotes se sentaient en confiance.

Charlie Whiting (1952-2019)

Il laisse un grand vide dans la famille de la course automobile, mais il restera un immortel de ce sport.

Entre temps, la FIA a annoncé que Michael Masi le remplacera pour le Grand Prix d’Australie et, probablement, de manière définitive. Masi occupait le même poste, mais dans la série V8 Supercars australienne. Il devait même être l’adjoint de Whiting, avec Scot Elkins, directeur de course en Formule E.

La météo

Comme à l’habitude, le Grand Prix australien sera disputé sous des conditions agréables. On annonce du beau soleil avec quelques nuages, avec des températures entre 20 et 28 degrés pendant les trois jours.

Le Grand Prix de la saison dernière

Le bulletin de notes du GP d’Australie 2018

Au lendemain d’une séance de qualification dominée par Lewis Hamilton (et le fameux party mode), Sebastian Vettel a profité de l’intervention de la voiture de sécurité virtuelle pour s’arrêter aux puits et revenir devant Hamilton. Le Britannique ne pouvant rattraper Vettel, ce dernier remporta l’épreuve australienne pour une deuxième année consécutive.

Par contre, les vedettes de cette course auraient pu être Haas. L’écurie américaine avait réalisé un excellent départ, profitant d’un tête-à-queue de Max Verstappen pour passer respectivement quatrième et cinquième. Malheureusement, deux erreurs d’écrous similaires ont causé l’abandon des deux voitures.

En l’espace de quelques tours, 22 points se sont vite envolées. Cela aurait pu être le meilleur résultat de la jeune équipe. Heureusement, ils se sont repris en Autriche, avec une quatrième et une cinquième place.

Les pneus

Pour le premier Grand Prix de la saison, Pirelli a dévoilé l’allocation de pneus des pilotes, selon les gommes offertes.

Les écuries arboreront des pneus de type C4 (tendre avec une bande rouge), C3 (médium jaune) et C2 (dur avec une bande blanche). Tous les pilotes possèdent 13 trains de pneus, avec un usage gratuit de 10.

Crédit photo: Pirelli

Le circuit

Premier GP en Australie: 1985 à Adelaide
Premier GP à Melbourne: 1996

Situé à quelques kilomètres au sud du centre-ville de Melbourne, le circuit de l’Albert Park englobe un lac, un stade de soccer et se trouve à côté d’un terrain de golf. Il a accueilli deux Grands Prix australiens pré-F1, en 1953 et en 1956 (remportée par Sir Stirling Moss).

Virages 11 et 12 (Crédit photo: Motorsport Images)

Malgré son aspect de piste bosselée et ses allures de tracé semi-permanent, environ deux-tiers du tour du circuit se fait à plein régime. Les virages à haute vitesse font le charme de l’Albert Park. Par exemple, les pilotes attaquent les virages 11 et 12, une longue chicane, à environ 250 km/h.

Aussi, cette piste est impardonnable. Comme il s’agit d’un parc, on retrouve des bacs à gravier, ainsi que de l’herbe à volonté. Si les pilotes commettent la moindre erreur, ils perdent énormément de temps. Parlez-en à Sebastian Vettel, qui a perdu une chance inouïe de dépasser Lewis Hamilton, en 2016.

Historiquement, le virage 3 fut le théâtre de trois accidents spectaculaires. Le premier remonte en 1996, année inaugurale de l’événement à Melbourne. Au premier tour, la Jordan de Martin Brundle se brisa littéralement en deux. Le désormais célèbre analyste s’en sortit indemne et put prendre part au deuxième départ, à l’époque des véhicules de rechange.

Cinq ans plus tard, suite à un accrochage entre la BAR-Honda de Jacques Villeneuve et la Williams de Ralf Schumacher, un commissaire de piste fut atteint mortellement par une roue de la monoplace de Villeneuve.

Finalement, en 2016, un accident presque similaire survint entre Fernando Alonso et Esteban Gutierrez. Alonso emboutit la Haas du Mexicain et partit en tonneaux. Comme Brundle et Villeneuve, l’Espagnol sortit de son épave en un morceau. Des douleurs aux côtes le força à rater l’épreuve suivante, au Bahreïn.

À surveiller

  • En remportant l’épreuve de dimanche, Sebastian Vettel deviendrait le premier pilote à gagner en Australie trois fois consécutivement depuis Michael Schumacher, de 2000 à 2002.
    • De plus, il rejoindrait Schumacher au sommet du plus grand nombre de victoires en sol australien, avec quatre triomphes.
  • Si Vettel et Charles Leclerc montaient sur le podium, ce dimanche, la Scuderia Ferrari dépasserait McLaren pour le plus grand nombre de podiums pour une écurie en Australie.
  • Même s’il a changé d’écurie, Daniel Ricciardo a pour objectif de monter sur le podium devant ses partisans. La nouvelle recrue de Renault veut devenir le premier Australien à terminer *officiellement* dans le top 3 down under.
    • En 2014, le natif de Perth avait fini deuxième, mais fut disqualifié en raison d’une irrégularité dans le débit d’essence.
    • Cependant, il détient le meilleur résultat inscrit par un Australien, avec une quatrième position (2016 et 2018).
  • À sa dernière présence en Australie, en 2010, Robert Kubica avait terminé deuxième, au volant d’une Renault. On ne s’attend pas à ce qu’il fasse de même avec Williams, mais ça fait du bien de le revoir en piste.
  • La voiture de sécurité est apparue en piste à huit reprises, au cours des onze dernières courses.
  • Le Mexicain Sergio Perez est sur une magnifique séquence de huit courses terminées à Melbourne, même s’il fut disqualifié à sa première présence, en 2011. De ces huit épreuves, il a été dans les points à quatre reprises.
    • À l’inverse, son nouveau coéquipier, Lance Stroll, a un ratio de 50% de courses complétées en Australie. Il avait abandonné à ses débuts, en 2017, et avait fini quatorzième en 2018.
  • Même s’il entame sa première année complète en Formule 1, Antonio Giovinazzi a déjà participé au Grand Prix d’Australie. L’Italien avait fait ses débuts en 2017, avec Sauber. Il finit douzième, à deux tours du vainqueur.
    • George Russell, Lando Norris et Alexander Albon en seront à leurs premiers tours de roue sur l’Albert Park.

STatistiques

Les statistiques proviennent du site STATSF1.COM

VICTOIRES:

  • Pilote: Michael Schumacher (4)
  • Écurie: McLaren (11)

PÔLES:

  • Pilotes: Lewis Hamilton (7)
  • Écurie: McLaren (10)

MEILLEURS TOURS:

  • Pilote: Kimi Raïkkönen (6)
  • Écurie: Ferrari (9)

PODIUMS: 

  • Pilote: Lewis Hamilton (8)
  • Écurie: McLaren (26)

Horaire du Grand Prix

 

 

 

 

 

 

 

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