AVANT-COURSE TURQUIE 2020: tout ce que vous devez savoir

C’est un circuit moderne adoré par les fans et par les pilotes. De manière inattendue, il revient au calendrier pour une rare fois. En effet, le Intercity Istanbul Park accueille la Formule 1 pour la première fois depuis 2011. Voici tout ce que vous devez savoir sur le Grand Prix de Turquie.


PODCAST: discussion sur Mercedes et le calendrier 2021 de la F1


Cette fin de semaine, la Formule 1 revisite un pays dans lequel elle n’avait pas mis les pieds (ou les roues) en neuf ans. À son introduction au calendrier du Grand Cirque, en 2005, le Grand Prix de Turquie a impressionné les fans et a fait travailler les pilotes. Parlez-en à Juan Pablo Montoya, qui a perdu une belle deuxième place après une erreur en piste et un contact avec la Jordan (aujourd’hui Racing Point) de Tiago Monteiro. Ou bien à Jacques Villeneuve, Jenson Button, Takuma Sato et les frères Schumacher, qui ont commis des erreurs lors de leur tour lancé, pendant les qualifications de la même année.

Ce Grand Prix a été la scène de la première de onze victoires en F1 de Felipe Massa, alors à sa première saison avec Ferrari. Massa ne s’est pas arrêté là. Il a gagné les deux éditions suivantes (2007 et 2008) à Istanbul, alors que son ancien coéquipier chez Sauber en 2002, Giancarlo Fisichella, a été impliqué dans trois incidents au premier virage du premier tour de la course (2006, 2007 et 2008). Pauvre Fisico!

En 2009, une erreur de Sebastian Vettel a permis à Jenson Button d’enregistrer sa sixième victoire de la saison. Étonnamment, c’était aussi sa dernière de la campagne!

L’année suivante, Vettel se retrouve encore dans les manchettes au Istanbul Park, mais cette fois, ben…

Il n’y a jamais eu de moments inintéressants (ou plates) en Turquie. On a tous hâte de voir les F1 modernes attaquer Istanbul Park à plein régime, surtout avec le très populaire virage 8, qui est un Pouhon sur les stéroïdes. Vivement dimanche!


Lewis HamiLton champion si…

Après avoir remporté le Grand Prix d’Émilie-Romagne à Imola, il y a deux semaines de cela, Lewis Hamilton se retrouve en bonne position (voire excellente) pour être sacré champion du monde pour une septième fois en carrière. Voici toutes les permutations possibles pour le Grand Prix de Turquie:

  • Il gagne la course, peu importe la position finale de Valtteri Bottas
  • Il finit deuxième avec le point boni du meilleur tour
  • Il finit deuxième, excluant le meilleur tour, et que Bottas gagne sans le point boni
  • Il termine 3e ou 4e et Bottas finit 2e ou pire
  • Il finit 5e et Bottas fait 3e ou pire
  • Il finit 6e et Bottas fait 3e ou pire sans le point boni
  • Il finit 7e et Bottas fait 4e ou pire
  • Il finit 8e et Bottas fait 5e ou pire
  • Il finit 9e et Bottas fait 6e ou pire
  • Il finit 10e et Bottas fait 6e ou pire sans le point boni
  • Il ne marque aucun point et Bottas fait 7e ou pire

Simon ROberts atteint de la COVID-19

Le directeur par intérim de Williams, Simon Roberts, a été testé positif à la COVID-19. Cela signifie qu’il manquera le Grand Prix de Turquie, cette fin de semaine.

Dans un communiqué émis ce mercredi, Williams a expliqué, avec transparence, que Roberts avait obtenu un résultat négatif lundi, durant le processus de dépistage routinier au sein de l’écurie, avant de recevoir un test positif, mercredi matin. Les symptômes présents sont mineurs, assure l’équipe de Grove.

Roberts devra s’isoler pour une période de dix jours requise par la santé publique britannique. Heureusement, il se sent bien et s’occupera quand même de Williams, mais à distance. C’est Dave Redding (chef d’équipe) et Adam Carter (ingénieur en chef) qui assureront la gestion de l’écurie à Istanbul.

Toujours selon le communiqué de Williams, aucun autre membre n’a été en contact avec Simon Roberts.

Le Bulletin F1 souhaite un prompt rétablissement à Simon Roberts!


Grosjean et Magnussen intéressés par l’IndyCar

Sans volant pour 2021, Romain Grosjean et Kevin Magnussen semblent intéressés par la série IndyCar. D’ailleurs, ils ont été en contact avec des pilotes et des écuries pour tâter le terrain.

Grosjean aurait discuté avec son compatriote et champion du Indy 500 de 2019, Simon Pagnenaud, et avec Marcus Ericsson. Arrivé en retard à Istanbul après avoir manqué son vol, le Français a « blâmé » Ericsson… L’ex-pilote de Lotus et de Haas avait exprimé ses craintes, quant à participer à des courses sur circuits ovales. De plus, il devrait s’adapter au mode de vie nord-américain (n’oubliez pas qu’il y a une course à Toronto).

Cet aspect ne semble pas déranger Magnussen. Le Danois avoue être un fan du championnat nord-américain et de ses pistes sans merci (Road America est le Spa des États-Unis). Rappelons que son père et ancien pilote chez McLaren et Stewart, Jan, a passé une vingtaine d’années aux States, avec des participations à quelques courses de CART (1996 et 1999) et au championnat nord-américain d’endurance (IMSA).

Avec l’arrivée de Jimmie Johnson et du triple champion de la Supercars d’Australie, Scott McLaughlin et le retour d’Helio Castroneves en IndyCar (à temps partiel), l’ajout de Grosjean et/ou de Magnussen donnerait un boost énorme à la série, qui compte déjà un plateau intéressant pour 2021.


Interlagos prolongé jusqu’en 2025

Après des semaines de spéculation, le circuit d’Interlagos, à Sao Paulo, est en phase d’accueillir la Formule 1 pour encore quelques années.

En effet, le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, a affirmé que le tracé verra son contrat avec la F1 être prolongé jusqu’en 2025. Depuis quelques semaines, des rumeurs ont circulé comme quoi le rendez-vous brésilien déménagerait à Rio de Janeiro dès 2021. Le projet d’un circuit à Rio était controversé, car la construction de ladite piste proposée allait mener à la déforestation de la forêt de Camboata.

De plus, selon le maire de Sao Paulo, Bruno Covas, la prolongation du contrat de cinq ans signifierait que le Grand Prix du Brésil serait rebaptisé. On parlerait du Grand Prix de Sao Paulo, question de promouvoir la ville brésilienne.


Qui a de l’expérience en Turquie?

13 des 21 pilotes de l’édition 2020 n’ont jamais roulé au Intercity Istanbul Park (oui, le circuit est commandité!). Ce sera donc leur baptême de feu sur ce magnifique circuit.

Des huit participants qui ont été présents en Turquie, trois d’entre eux ont gagné le Grand Prix turc. Kimi Raïkkönen a été le premier vainqueur de cette épreuve, en 2005, après avoir profité d’une erreur de Giancarlo Fisichella (cette fois, c’était pas un accident), alors meneur. Lewis Hamilton a profité de l’accrochage « légendaire » entre les deux pilotes Red Bull et d’un magnifique duel avec son coéquipier Jenson Button, alors chez McLaren, pour remporter l’édition 2010. Après l’épisode douloureux de 2010, Sebastian Vettel s’est vengé en 2011, en dominant ce qui allait être la dernière course en sol stambouliote… avant 2020.

Un autre pilote a gagné à Istanbul, mais en catégorie junior. C’est nul autre que… Romain Grosjean! En effet, le Français a été victorieux deux fois (2008 en course sprint de GP2 et 2011 en course feature de GP2).

Sinon, il y a Sergio Perez qui était présent en 2011, à son année recrue. Le Mexicain, alors chez Sauber (dont c’est leur 500ème course cette fin de semaine) avait terminé 14ème. Lors de cette même course, Daniel Ricciardo participait à la première séance d’essais libres, au volant d’une Toro Rosso.  Toujours en 2011, un Finlandais du nom de Valtteri Bottas prenait part à l’épreuve de GP3. Il finit 4e et ce fut l’année de son sacre en GP3. On compte aussi Nico Hülkenberg dans la liste (même s’il ne sera pas en piste ce week-end). Le super-sub était présent en 2010, son année recrue. Le pensionnaire de Williams avait terminé 17ème.

Istanbul Park a été la scène de la première présence de Sebastian Vettel dans une Formule 1 (BMW-Sauber). Le jeune Vettel avait inscrit le meilleur chrono des essais du vendredi matin… en plus d’écoper d’une amende pour excès de vitesse dans la ligne des puits, dès sa toute première sortie!

Les fans ont aussi assisté à une conduite magistrale de Lewis Hamilton, qui a effectué une des plus belles remontées de l’histoire du sport automobile en 2006, alors en GP2.


Le circuit

Situé à une heure de route du centre-ville d’Istanbul, l’Intercity Istanbul Park est un mélange de sections lents et très rapides. Le premier virage est un virage à gauche en plongée, intéressant pour effectuer des dépassements. Ensuite, les virages 2 à 7 sont entrepris à vitesse relativement moyennes.

Entrée en scène du célèbre virage 8. Avec ses quatre points de corde, il est un des virages les plus appréciés par les pilotes et par les fans. Comme mentionné plus haut, je le considère comme un Pouhon sur les stéroïdes.

La piste a été resurfacée, mais avec les températures fraîches de novembre et le manque de courses de soutien, les pilotes auront de la difficulté à se mettre à l’aise sur ce circuit.

Même s’il ne sera pas de retour en 2021, le Grand Prix de Turquie est une course incontournable.

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