Avant-course Italie 2019: tout ce que vous devez savoir

Vitesse, détermination, passion… Ce sont des mots qui qualifient bien le Grand Prix d’Italie à Monza, prochaine épreuve du championnat. Les partisans de Ferrari souhaitent une autre victoire de Charles Leclerc ou la première de la saison de Sebastian Vettel. Voici tout ce que vous devez savoir sur l’épreuve italienne, à Monza.

Lors du dernier épisode

La course automobile: un sport éternellement dangereux

Marqué par la mort tragique du pilote français Anthoine Hubert, lors d’une course de Formule 2 samedi dernier, l’univers de la F1 a décidé de faire ce qu’il y a de mieux: prendre part au Grand Prix. Parti en pôle position, Charles Leclerc n’a jamais été inquiété, à l’exception d’une légère sortie de piste. Derrière, son coéquipier, Sebastian Vettel s’est amusé à bloquer, en vain, les Mercedes. N’ayant pas de rythme, l’Allemand s’est contenté de terminer derrière Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, en quatrième place. Heureusement, il a inscrit le point boni pour le meilleur tour en course.

Grâce à sa première victoire en Formule 1, Leclerc est devenu le 108e vainqueur différent dans la catégorie et le premier de nationalité monégasque. Malgré tout ce qu’un premier triomphe représente, il n’a pu célébrer cela amplement. Leclerc et Anthoine Hubert étaient de bons amis et des rivaux dans les classes juniors, en France. En terminant deuxième et devant Bottas, Hamilton compte maintenant 65 points d’avance sur son coéquipier, au championnat des pilotes.

Dans la lutte au peloton, Lando Norris a profité d’un très bon départ… et d’un accrochage au premier tour entre Max Verstappen et Kimi Raikkonen pour se hisser à la cinquième place. Il occupait cette position, jusqu’au dernier tour. Son moteur Renault lâcha, alors que Leclerc arriva pour terminer la course. Norris s’est contenté de la onzième place…

Pour son premier Grand Prix chez Red Bull, Alexander Albon a été impressionnant. Le Thailandais, parti en fond de grille, a gravi les échelons pour finir cinquième.

5 autres années pour l’Italie!

Lors d’un événement public pour souligner les 90 ans de la Scuderia Ferrari, la Formule 1 a annoncé que le Grand Prix d’Italie a finalement prolongé son contrat, jusqu’à la fin de l’an 2024. On met l’accent sur « finalement », car un accord de principe fut déjà signé, il y a quelques mois, entre la F1 et l’Automobile Club d’Italia (ACI), les promoteurs de l’événement. Or, ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’on n’officialise le contrat.

Nous aurons donc droit aux scènes de passion des tifosis, ces partisans de Ferrari, lors du rendez-vous italien! Quelle bonne nouvelle!

De la pluie à Monza?

Pourrait-on assister à un Grand Prix d’Italie pluvieux, ce dimanche? C’est ce que nous annoncent les prévisions météo.

Pour vendredi, journée d’essais libres, de la fine pluie s’amènerait sur la Pista magica (« piste magique » en italien). Cependant, la course devrait être complètement disputée sous les pleurs de Dame Nature. Normalement, une journée pluvieuse, le vendredi, n’aide pas la cause des écuries, car les pilotes ne peuvent rouler et fausser les données accumulées, alors que la carte principale se déroulerait sous le soleil. Pas cette fois-ci. Avec un bis repetitis de ces conditions, dimanche, cela aiderait les équipes.

Nous l’avons vu, lors de ce Grand Prix d’Allemagne rocambolesque, les Ferrari ont un rythme décent sous la pluie. Par contre, ils ne pourront utiliser pleinement leur puissance moteur sur un tracé qui en demande beaucoup. Hormis leur débandade à Hockenheim, Mercedes pourrait (encore une fois) ruiner l’ambiance des partisans en rouge, en raison de leur force à gérer leurs pneus.

Red Bull jouera-t-elle les casseux de party, encore une fois? En Allemagne, Max Verstappen s’est montré impérial, remportant cette course folle. Attention: le Néerlandais partira en fond de grille, puisque Honda lui a donné un nouveau groupe propulseur.

La dernière fois que la pluie s’est invitée, lors de la journée de dimanche, c’était en 2008. Sebastian Vettel avait mis la main sur sa première victoire en carrière.

Le grand Prix d’italie 2018

Le bulletin de notes d’un Grand Prix d’Italie à oublier pour Ferrari

Tifosis, sautez cette section.

S’il y a un pilote capable de gâcher l’ambiance à Monza, c’est bien Lewis Hamilton. L’Anglais réduisit les inconditionnels de Ferrari au silence, en remportant le Grand Prix d’Italie. En plus de cela, il accentua son avance au classement des pilotes, avec Sebastian Vettel qui termina quatrième.

Parti troisième, Hamilton dépassa Vettel par l’extérieur, à la deuxième chicane du circuit, mais ce dernier rata sa tentative de reprendre son deuxième rang et accrocha le pilote de Mercedes. Hamilton ne fut aucunement affecté par cette bourde de l’Allemand, qui partit en tête-à-queue. Après son seul arrêt aux puits, Hamilton se rapprocha dangereusement de Kimi Raikkonen, surtout grâce à Valtteri Bottas, n’ayant pas changé ses pneus à ce moment-là. Ce n’était qu’une question de temps avant que le Britannique s’empare de la tête, face au Finlandais rouge aux pneus assez usés. Il le fit et ne fut jamais dérangé, par la suite. Victoire numéro 5 pour le Britannique en Italie.

Les pneus

On ne verra peut-être pas les pneus slicks pour la course de dimanche, mais on vous montre quand même la sélection des gommes pour l’épreuve italienne, proposée par Pirelli. Remarquez que seuls Max Verstappen, Sergio Perez et Lance Stroll disposent de dix pneus tendres (C4).

Crédit: Pirelli

Le circuit

Autodromo Nazionale di Monza (ou Monza Eni Circuit): 5,793 km
Premier GP: 1950

Monza est la Mecque des circuits de vitesse. Les bolides atteignent des vitesses aux alentours de 340 km/h en ligne droite. Les deux chicanes, la Variante del Rettifilo et la Roggia, sont très propices aux dépassements. Daniel Ricciardo est celui qui adore ces genres d’enchaînements, lui qui a l’habitude de compléter ses manœuvres en freinant tardivement. Les moteurs seront donc très sollicités, en fin de semaine. C’est pourquoi Honda a décidé de donner une mise à jour aux groupes propulseurs de leurs clients (McLaren, Red Bull), obligeant Max Verstappen à partir en fond de grille pour des changements de composantes du moteur supplémentaires. Outre le moteur, les voitures auront besoin de peu d’appui aérodynamique, expliquant les ailerons arrières aussi minces que des lames de rasoir. Pour aller plus vite, il faut laisser le plus d’air possible.

Lors de la séance de qualifications de l’édition 2018, Kimi Raikkonen a établi le record le tour le plus rapide, en termes de vitesse moyenne, réalisé par Juan Pablo Montoya en 2004 (262.242 km/h). Certains diront qu’il l’a écrasé de manière involontaire, car le Finlandais a profité de l’aspiration de Sebastian Vettel, sorti avant lui, pour obtenir la pôle position.

À surveiller

  • Parlant de Kimi Raikkonen, le Finlandais disputera son 306e Grand Prix en carrière. Il rejoindra, ainsi, Jenson Button, au quatrième rang pour le plus grand nombre de courses disputées.
    • À Singapour, il égalera la marque de Michael Schumacher.
  • En menant devant les tifosis, ce dimanche, Lewis Hamilton égalera le record de Michael Schumacher pour le plus grand nombre de Grands Prix menés en carrière.
    • Schumi en compte 142; Hamilton, 141.
  • Hamilton, en gagnant à Monza, deviendrait le premier pilote depuis Juan Manuel Fangio, à triompher trois fois consécutivement sur l’anneau de vitesse italien.
    • Fangio a gagné le rendez-vous transalpin en 1953, en 1954 et en 1955.
  • Depuis le début de l’ère des moteurs V6 turbo hybride, en 2014, Mercedes s’est emparée des honneurs à chaque année. Ferrari a une lourde tâche, devant elle.
  • La dernière victoire de la Scuderia remonte à 2010, lorsque Fernando Alonso a livré une duel solide avec Jenson Button (McLaren) pour le gain.

Statistiques

Stats provenant de statsf1.com

VICTOIRES

  • Pilote: Michael Schumacher (5)
  • Écurie: Ferrari (18)

PÔLES POSITIONS

  • Pilote: Lewis Hamilton (6)
  • Écurie: Ferrari (20)

MEILLEURS TOURS

  • Pilote: Lewis Hamilton (5)
  • Écurie: Ferrari (19)

PODIUMS

  • Pilote: Michael Schumacher & Lewis Hamilton (8)
  • Écurie: Ferrari (68)

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