AVANT-COURSE ESPAGNE 2020: tout ce que vous devez savoir

La tournée européenne de la Formule 1 se poursuit, avec le Grand Prix d’Espagne. Sept jours après une victoire retentissante à Silverstone, Max Verstappen souhaite que la température chaude de Barcelone l’aide à répéter le même exploit. Cette course marque aussi le grand retour de Sergio Perez. Voici tout ce que vous devez savoir sur le Grand Prix d’Espagne 2020.

Perez est de retour

Le Mexicain Sergio Perez a été testé négatif à la COVID-19, en vue du Grand Prix espagnol. Perez, 30 ans, a manqué les deux épreuves en Grande-Bretagne. C’est Nico Hülkenberg qui l’avait remplacé.

Checo a dû respecter une mise en quarantaine obligatoire de 7 à 10 jours en Angleterre, suite à ses deux résultats positifs. Il a, avec son écurie en entier, Racing Point, dû se soumettre au test de dépistage obligatoire et les résultats ont été négatifs pour ses pairs.

Durant la conférence de presse, jeudi, Perez a révélé avoir quelques symptômes mineurs et il a été en mesure de rester en forme, tout en restant chez soi.

Quant à Hülkenberg, il a fait le voyage à Barcelone, toujours en tant que pilote réserviste.


Vers la fin du « party mode »?

C’est dans les plans: la FIA souhaite abolir les modes de puissance de qualifications, aussi appelés « party modes ». L’interdiction de ce surplus de puissance serait mise en vigueur dès la prochaine épreuve, en Belgique, à la fin du mois d’août.

Dans une lettre émise aux écuries, la Fédération explique cette possible décision sur le fait qu’il est difficile de vérifier la légalité des cartes moteur. Le « party mode » est une cartographie permettant à la voiture d’utiliser un peu plus d’énergie, afin de gagner plusieurs dixièmes de secondes, sur un tour lancé.

Si cette nouvelle réjouit beaucoup d’équipes, cela déplaît à Mercedes et, surtout, à Lewis Hamilton. Le Britannique, qui avait obtenu la pôle position du Grand Prix de Grande-Bretagne par plus d’une seconde sur ses poursuivants (excluant Valtteri Bottas), pense que cette future interdiction serait une tactique pour ralentir l’écurie germano-britannique.

Jeudi, le champion en titre a dit que, même en abolissant les modes moteur, il y aurait quand même un avantage pour Mercedes. Le constructeur a tout simplement bien travaillé sur l’unité de puissance.

Le « party mode » existe depuis plusieurs années, surtout depuis le passage aux groupes propulseurs hybrides et turbochargés, en 2014. Est-ce que cela permettra aux autres écuries de se rapprocher de Mercedes ou cela ruina une partie du spectacle des qualifications? À suivre.


Changement de châssis pour Vettel

Afin de retrouver la confiance, après deux rendez-vous britanniques compliqués, Ferrari changera le châssis de Sebastian Vettel.

Vettel, qui quittera la Scuderia à la fin de la présente saison, n’est pas satisfait de sa SF1000. Présentement, l’Allemand occupe le treizième rang au championnat des pilotes (10 points), alors que Charles Leclerc compte deux podiums et une quatrième place.

Mattia Binotto, directeur sportif de Ferrari, s’est dit « ouvert aux suggestions pour rendre Vettel heureux ». Or, un nouveau châssis sera offert au quadruple champion du monde, dès cette fin de semaine, à Barcelone.

Cependant, le pilote ne pense guère qu’un tel changement l’aidera à se retrouver au moins dans le top 6. Nous avons parlé de la confiance égrainée de Vettel, dans notre récent épisode de notre podcast, et on pense que ce n’est pas un nouveau châssis qui réglera les problèmes. Oui, il a commis une erreur dans le premier virage du premier tour, mais il faut qu’il questionne les stratégies choisies et décidées par sa propre écurie.

Espérons que cela se passe mieux pour Vettel à Barcelone.


Pas D’alonso à Indy avant 2023

Alors que le Grand Prix d’Espagne bat son plein en fin de semaine, Fernando Alonso est à Indianapolis, pour les 500 Miles. Contrairement à l’an dernier, l’Espagnol est déjà assuré de prendre part à la course du 23 août. Cette année, il devra connaître sa position de départ.

Or, cette édition du Indy 500 sera la dernière du double champion du monde de Formule 1 avant un bon bout de temps. En effet, Alonso a confirmé qu’il ne reviendra pas au Indianapolis Motor Speedway avant 2023. Le mois dernier, Nando a signé un contrat de deux saisons avec Renault, débutant en 2021. Or, on sait que les 500 Miles ont lieu en même temps que le Grand Prix de Monaco. De plus, ce ne serait pas judicieux pour lui de se rendre aux États-Unis et de prendre part aux qualifications, ayant lieu entre les courses de F1 en Espagne et à Monaco.

Cette année, Alonso roule avec Arrow McLaren SP, issu du mariage entre l’écurie de Formule 1 et Schmidt Peterson Motorsports, en IndyCar. aIl aura le numéro 66 (clairement pas en l’honneur de Mario Lemieux… ou bien de Trent Alexander-Arnold). L’Espagnol tentera de devenir le deuxième pilote à remporter la Triple couronne, depuis Graham Hill. Alonso a remporté deux fois le Grand Prix de Monaco (2005 & 2006), ainsi que les 24 Heures de Mans (2018 et 2019) avec Toyota.


Le circuit

Conçu en 1991, le Circuit de Barcelona-Catalunya fut utilisé pour les Jeux olympiques d’été de 1992, pour des compétitions de cyclisme. Bon, il y a eu la course de F1 en 91, avec ce fameux mano à mano entre Nigel Mansell et Ayrton Senna, que le premier a remporté.

Les pilotes connaissent ce circuit comme le fond de leurs poches. Effectivement, les essais hivernaux se tiennent souvent là-bas.

Grâce à sa sélection de virages rapides, moyens et courts, ainsi que ses longues lignes droites, Barcelone est une référence pour tout le personnel de la F1. Les virages 1 et 2 représentent un bel enchaînement menant au 3 (Renault), un long virage à droite roulé à haute vitesse. Il y aura deux zones de DRS: la première à la ligne de départ/arrivée; la deuxième, tout de suite après le virage 9 jusqu’au 10.

En 27 ans d’existence, le circuit de Barcelone-Catalogne a été modifié à trois reprises. En 1995, la chicane Nissan (virage n°9 bis), appréciée par les pilotes, fut supprimée. Pour 2004, le virage La Caixa se transforma en un mini-épingle, afin de multiplier les dépassements. Trois ans plus tard, la piste fut munie d’une chicane entre les virages Europcar (13) et New Holland (16). Petite anecdote: cette section a été retravaillée par nul autre qu’Hermann Tilke, père de plusieurs circuits actuels.


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