AVANT-COURSE ESPAGNE 2019: tout ce que vous devez savoir

Après quatre Grands Prix disputés dans l’ouest du globe, la Formule 1 revient en Europe, dans le cadre du Grand Prix d’Espagne. Ferrari a apporté des modifications majeures à leur moteur et s’attend à se battre réellement pour la victoire, à Barcelone. Voici tout ce que vous devez savoir de ce qui pourrait être la dernière course en Catalogne.

Lors du dernier épisode…

Le bulletin de notes du Grand Prix d’Azerbaidjan 2019

Un an après avoir perdu le Grand Prix d’Azerbaidjan, en raison d’une crevaison, Valtteri Bottas s’est repris d’une belle manière. Le Finlandais a remporté cette course, en devançant son coéquipier Lewis Hamilton (Mercedes). Au départ, les deux pilotes se sont livré un bon duel allant avantager Bottas.

Sebastian Vettel a complété le podium et Max Verstappen a fini quatrième. Entre temps, le pilote qu’on surveillait était Charles Leclerc. La nouvelle acquisition de Ferrari pour 2019 a tapé le mur, lors de la séance de qualifications. Il s’élançait de la huitième position, alors que plusieurs le voyaient comme étant le détenteur de la pôle position. Malgré une stratégie différente à celle des autres, le Monégasque a mené l’épreuve, mais son écurie l’a laissé trop longtemps en piste. Il ne terminera que cinquième, en plus de récolter le point boni pour le meilleur tour en course.

Moteur plus puissant pour Ferrari

Pour ce Grand Prix d’Espagne, Ferrari a décidé d’amener un moteur plus puissant que le précédent. Il s’agit d’une deuxième mise à jour importante que l’équipe italienne apporte, après les nouvelles pièces aérodynamiques de l’épreuve à Bakou.

Normalement, les écuries amènent les améliorations moteur lors du Grand Prix du Canada, septième manche du championnat, car cela représente le tiers du calendrier et aussi la manche minimum pour placer un nouveau groupe propulseur sans obtenir la moindre pénalité (la limite est de trois pour l’année). Alors, c’est une décision assez osée de la part des Italiens de faire ça.

Cela étant dit, Vettel et Leclerc devront donc rouler avec deux groupes propulseurs pour le restant de la saison. Considérant le retard pris au classement des constructeurs (74 points derrière Mercedes), la Scuderia Ferrari n’avait pas le choix de prendre une décision hâtive. La première version du moteur sera fort probablement utilisé lors des courses à Monaco, Hongrie et Singapour, des lieux où la puissance est moins importante.

Dernière course à Barcelone?

Est-ce que nous assisterons au dernier Grand Prix d’Espagne, cette fin de semaine?

Selon plusieurs sources, cette course serait remplacé par celle des Pays-Bas, à Zandvoort, d’ici la saison prochaine. On en parle dans le dernier épisode de notre baladodiffusion (après l’hommage à Gilles Villeneuve), mais le rendez-vous espagnol a perdu le soutien financier du gouvernement, ainsi que LA vedette qui attirait les foules: Fernando Alonso, qui a quitté la F1 (temporairement, semble-t-il).

À l’inverse, les Pays-Bas ne prêtent allégeance qu’à Max Verstappen, qui a amené (ou ramené) un élan de popularité de la Formule 1. Or, Liberty Media voudrait profiter de cet élan pour ramener ce sport aux Pays-Bas.

Par contre, le circuit de Zandvoort, qui a accueilli des Grands Prix de F1 entre 1952 et 1985, devra être rénové pour correspondre aux attentes d’infrastructures requises par la Fédération internationale de l’Automobile (FIA). En effet, un circuit voulant être l’hôte de la Formule 1 doit convenir aux règles de Grade 1, l’homologation nécessaire pour la discipline reine du sport auto.

Ce sera certainement un dossier à suivre.

Le Grand Prix de la saison dernière

Le bulletin de notes du Grand Prix d’Espagne 2018

Le Grand Prix d’Espagne, comme à son habitude, nous a offert peu de rebondissements. Cependant, Lewis Hamilton a remporté l’épreuve sans être réellement menacé. En fait, ce fut un dimanche très tranquille pour Mercedes, avec Valtteri Bottas en deuxième place.

Le seul rebondissement retenu fut au départ, lorsque Romain Grosjean partit en tête-à-queue et créa un écran de fumée. Pendant ce temps, Pierre Gasly et Nico Hulkenberg furent frappés par la Haas du Français. Ce petit

Sebastian Vettel se retrouvait avec un retard de 17 points sur Hamilton, en finissant quatrième. Malgré un aileron avant endommagé après un léger contact avec Lance Stroll, Max Verstappen récolta son premier podium de l’année. Charles Leclerc, alors chez Sauber, revint dans les points et les deux Espagnols, Fernando Alonso et Carlos Sainz, furent dans le top 10 devant leurs partisans.

Les pneus

Pour le Grand Prix d’Espagne, Pirelli a décidé d’amener les composés les plus durs de la saison (C1, C2 et C3).

Il est intéressant de noter que McLaren comptera trois trains de pneus durs (C1), alors que Ferrari compte un set de tendres (C3) de plus que leurs rivaux, Mercedes.

Crédit: Pirelli

Le circuit

Circuit de Barcelone-Catalunya (4.655 km/66 tours)
Premier GP à Barcelone: 1991

Conçu en 1991, le Circuit de Barcelona-Catalunya fut utilisé pour les Jeux olympiques d’été de 1992, pour des compétitions de cyclisme. Bon, il y a eu la course de F1 en 91, avec ce fameux mano à mano entre Nigel Mansell et Ayrton Senna, que le premier a remporté.

Les pilotes connaissent ce circuit comme le fond de leurs poches. Effectivement, les essais hivernaux se tiennent souvent là-bas.

Grâce à sa sélection de virages rapides, moyens et courts, ainsi que ses longues lignes droites, Barcelone est une référence pour tout le personnel de la F1. Les virages 1 et 2 représentent un bel enchaînement menant au 3 (Renault), un long virage à droite roulé à haute vitesse. Il y aura deux zones de DRS: la première à la ligne de départ/arrivée; la deuxième, tout de suite après le virage 9 jusqu’au 10.

En 27 ans d’existence, le circuit de Barcelone-Catalogne a été modifié à trois reprises. En 1995, la chicane Nissan (virage n°9 bis), appréciée par les pilotes, fut supprimée. Pour 2004, le virage La Caixa se transforma en un mini-épingle, afin de multiplier les dépassements. Trois ans plus tard, la piste fut munie d’une chicane entre les virages Europcar (13) et New Holland (16). Petite anecdote: cette section a été retravaillée par nul autre qu’Hermann Tilke, père de plusieurs circuits actuels.

À surveiller

  • Cette fin de semaine, il s’agira de la 50ème course mettant en vedette un Monégasque.
    • Outre Charles Leclerc, il y a eu Louis Chiron et Olivier Beretta qui ont participé à au moins un Grand Prix de Formule 1.
  • Lewis Hamilton pourrait devenir le premier pilote à gagner le Grand Prix d’Espagne trois fois consécutivement depuis Michael Schumacher.
    • Ce dernier avait gagné le rendez-vous espagnol quatre fois de suite entre 2001 et 2004.
  • Incroyable, mais vrai: Sebastian Vettel n’est jamais parti de la pôle position à Barcelone, depuis qu’il est en F1.
    • L’Allemand de 31 avait remporté l’édition de 2011, en partant sur la première ligne.
  • Carlos Sainz, qui a marqué ses premiers points avec McLaren à Bakou, n’a jamais fini hors du top 10 chez lui, en Espagne, depuis 2015.
    • Le meilleur résultat de l’Espagnol est une sixième place, inscrite en 2016 avec Toro Rosso. Après le premier tour, il s’était même retrouvé troisième, suite à l’accrochage entre les Mercedes de Lewis Hamilton et de Nico Rosberg.
  • Si un pilote autre que Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Max Verstappen et Kimi Raikkonen remportait la course de ce dimanche, on aurait droit à un onzième vainqueur différent en treize épreuves en Espagne, depuis 2007.
    • Entre 2007 et 2016, dix pilotes différents ont remporté ce Grand Prix.

Statistiques

VICTOIRES

  • Pilote: Michael Schumacher (6)
  • Écurie: Ferrari (12)

POLES POSITIONS

  • Pilote: Michael Schumacher (7)
  • Écurie: Ferrari (13)

MEILLEURS TOURS

  • Pilote: Michael Schumacher (7)
  • Écurie: Ferrari (14)

PODIUMS

  • Pilote: Michael Schumacher (12)
  • Écurie: Ferrari (38)

JEUNES FANS RENDUS HEUREUX

BIJOUX DE FAMILLE ENDOLORIS

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