Avant-course Brésil 2018: tout ce que vous devez savoir

Le Grand Prix du Brésil nous a très souvent offert des moments historiques en Formule 1. Même si le championnat des pilotes est désormais décidé, on compte toujours sur cette course pour nous procurer de l’action.

Avec deux courses à disputer, l’enjeu principal, celui de remporter le titre des pilotes, n’est plus. Lewis Hamilton a mis la main sur sa cinquième couronne, au Mexique, grâce à une quatrième place. Par contre, Mercedes peut s’emparer du championnat des constructeurs à Sao Paolo, en ayant un écart de plus de 43 points sur Ferrari.

Vainqueurs à Mexico, Max Verstappen et Red Bull savent que le rendez-vous brésilien n’est pas le meilleur lieu pour une victoire de l’écurie autrichienne. La seule option possible est que la pluie en fin de semaine s’invite de la partie. Quant à Daniel Ricciardo, son avant-dernière course avec Red Bull devra être impeccable, suite à son abandon mécanique au Mexique, alors qu’il était deuxième.

Valtteri Bottas a deux Grands Prix pour monter sur la plus haute marche du podium. En effet, le Finlandais n’a aucun succès en 2018, alors que les épreuves en Russie et en Autriche furent des occasions ratées. Il veut éviter de devenir le premier pilote depuis Michael Schumacher (2010 à 2012) à passer une saison complète chez Mercedes sans gagner. L’an dernier, il avait obtenu la pôle position à Interlagos, avant de terminer deuxième derrière Sebastian Vettel.

Le circuit

Autodromo Jose Carlos Pace, Interlagos (4,309 km/71 tours)
Premier GP au Brésil: 1973

Le circuit d’Interlagos, de 1940 à 1989 (Crédit photo: racingcircuits.info)

Situé dans le quartier d’Interlagos (« entre les lacs », en portugais), au sud de l’agglomération de Sao Paulo, l’Autodrome Jose Carlos Pace (le nom officiel du circuit) figure parmi les tracés les plus courts du championnat du monde de Formule 1. La piste est nommée en l’honneur de José Carlos Pace, ancien pilote brésilien décédé dans un accident d’avion en 1977. À l’origine, le parcours était long d’environ huit kilomètres. Cependant, il fut raccourci à 4,3 kilomètres de long, dans la forme qu’on lui connait, actuellement.

Le circuit d’Interlagos est un des cinq lieux où les bolides roulent au sens anti-horaire, avec ceux d’Azerbaïdjan, de Singapour, des États-Unis et d’Abu Dhabi. Cela forcera donc nos vaillants pilotes à travailler le cou de manière importante!

Le tour du circuit pauliste débute par une petite descente dans les « S de Senna », pour se diriger vers le virage 4, début du deuxième secteur et un endroit où il est possible de dépasser.

Ledit deuxième secteur est plus technique pour les pilotes, où les enchaînements de virages 9, 10 et 11 doivent être prises avec précaution.

Le dernier secteur, après le légendaire virage Juncao (lieu du « IS THAT GLOCK?! » en 2008), n’est qu’une accélération vers la ligne de départ/arrivée et l’entame d’un autre tour.

En bref, nous regarderons vingt pilotes attaquer le circuit de Sao Paulo agressivement, en soixante-dix secondes.

À surveiller

  • La prochaine victoire de Lewis Hamilton sera sa 50ème dans l’ère des moteurs V6 hybrides et turbochargées.
    • Le Britannique compte 49 gains en 98 courses depuis 2014, soit 50% de taux de succès.
  • Étonnamment, Fernando Alonso n’a jamais remporté le Grand Prix du Brésil. Est-ce que des circonstances plus qu’exceptionnelles lui permettraient de monter sur la plus haute marche du podium, ce dimanche? #PlacesAlonsoWouldRatherBe
    • En 16 saisons, Alonso n’a enregistré qu’une deuxième place à trois reprises (2006, 2008 et 2012).
  • Kimi Raikkonen n’a jamais obtenu la pôle position au Brésil. Ayant déjà inscrit la pôle en Italie, en septembre dernier, pourra-t-il le refaire à Sao Paulo?
  • Red Bull n’a pas gagné au Brésil depuis 2013, tout comme leur ancien pilote, Sebastian Vettel.
  • D’ailleurs, l’écurie de Milton Keynes tentera d’inscrire un premier podium à Sao Paulo depuis 2016, édition où Max Verstappen a épaté le monde de la F1 avec sa conduite remarquable sous la pluie.

  • Nico Hulkenberg obtint sa première pôle position en F1 (Crédit photo: Williams/LAT)

    De tout le plateau actuel, seulement cinq pilotes ont obtenu la pôle position à l’Autodrome Jose Carlos Pace: Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Valtteri Bottas, Fernando Alonso et… Nico Hulkenberg!

    • En effet, Hulkenberg s’est élancé du premier rang, en 2010 (son année recrue) avec Williams, alors que la piste s’asséchait en Q3. À défaut de ne pas avoir de podium, l’Allemand a une pôle et une victoire aux 24 Heures du Mans (2015).
  • Pour la toute première fois depuis 1973, année de l’introduction du Grand Prix brésilien en F1, il n’y aura aucun pilote du pays en piste.
    • L’an dernier, Felipe Massa termina septième, à sa (vraie) dernière course locale.
  • Si Vettel n’a guère triomphé au Brésil depuis 2013, il est le seul pilote actuel à avoir remporté ce Grand Prix à plus d’une reprise.
    • En 2010, l’Allemand domina l’épreuve de bout en bout, au volant d’une Red Bull.

Statistiques

Les statistiques suivantes proviennent du site STATSF1.

*Ces statistiques comptent aussi les Grands Prix du Brésil tenus sur l’ancien circuit de Jacarapegua, à Rio de Janeiro, entre 1978 et 1989.

Victoires

  • Pilote: Alain Prost (6)
  • Écurie: McLaren  (12)

Pôles positions

  • Pilote: Ayrton Senna (6)
  • Écurie: McLaren (11)

Meilleurs tours

  • Pilote: Michael Schumacher (5)
  • Écuries: McLaren et Williams

Podiums

  • Pilote: Michael Schumacher (10)
  • Écurie: McLaren (31)

Pilotes couronnés champions du monde au Brésil

Depuis que le Brésil a été déplacé en fin de saison, en 2004, cinq pilotes ont été sacrés champions du monde à Interlagos.

Fernando Alonso (2005, 2006)

Kimi Raikkonen (2007)

Selon les calculs de Ferrari, Raikkonen a gagné le titre par un point.

Crédit photo: Sutton Images

Lewis Hamilton (2008)

Quel dommage pour Felipe Massa, qui avait gagné son Grand Prix national mais pas le championnat…

Crédit photo: Crash

Jenson Button (2009)

Sebastian Vettel (2012)

Suite à un accrochage avec Bruno Senna au premier tour, Sebastian Vettel effectua une belle remontée pour terminer sixième, s’assurant ainsi du troisième de ses quatre sacres consécutifs.

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